
Par Mustang - 30-04-2012 19:22:09 - 9 commentaires
ELOGE DE LA FOLIE
Voilà un an, j’avais vu un lien sur NCAP vers une vidéo d’une course. J’en fus sidéré de ce que je vis et communiquai derechef ce lien à tous les écouviens qui partagèrent mon enthousiasme; beaucoup promirent alors de se donner rendez-vous pour la deuxième édition de cette course hors norme !
La parole fut tenue et nous nous sommes retrouvés une petite douzaine d’alençonnais et assimilés ce dimanche 29 avril au départ d’Hérouville dans la course. Course vous avez dit ? Certes, mais aussi course d’obstacles ! Car le principe de cette course est surtout la dérision. Les déguisements sont de rigueur ! Et l’adjectif dingue le maître mot !

Depuis 24 heures, les bonnes pluies avaient parfaitement humidifié (traduire par détrempé) le terrain. Vers 7hoo, le soleil avait montré quelques velléités à se montrer, prétention qu’il abandonna rapidement afin de faire place à de beaux nuages gorgés d’eau de bon aloi.

A l’accueil, nous avons plaisir de retrouver un kikou, Patcap21, qui sera le serre-fil du 10 km et de faire connaissance de Bruno le coyote, l’organisateur.
Le Coyote en majesté de la Folie
Ce 10 km spécial est ma deuxième épreuve depuis mon retour aux affaires et je suis stressé comme un malade, aussi je visite à plusieurs reprise les sanitaires -très propres- de la salle de la Fonderie !
Allez, je pars effectuer une petite reconnaissance dans le bois de Lebisey. J’y croise Wilh et Dom, les photographes de NCAP, rigolards à la perspective des photos qu’ils vont prendre !! Effectivement, quand j’aperçois le toboggan, en fait une bâche noire tendue sur une butte, j’imagine très bien la suite ! L’aire de départ n’est pas en reste : une piscine, des ballots de pailles, un -vrai- poulailler, une discothèque ( !), des pneus, des tuyaux, encore des bottes de pailles à escalader ! Ça promet !

Voilà, il est 10h30, la troupe de coureurs dont plus de la moitié est déguisée comme à un carnaval se presse derrière un mur de cartons empilés. Fines mouches, certains dont je ne citerai pas le nom, se sont placés en avant… Le départ est donné, des footballeurs américains défoncent le mur et libèrent la troupe qui les suit ! Des fumigènes enfument copieusement la rue. Puis direction vers un parc où un impressionnant colimaçon nous attend. Vison ahurissante de centaines de coureurs tournant dans cette spirale infernale. Evidemment, ça bouchonne un maximum à l’entrée. Ça s’interpelle, ça rigole, ça crie, ça chahute, le ton est donné, sérieux s’abstenir ! Enfin libéré, il faut s’élancer vers une succession de buttes boisées. Des câbles sont entendus entre les arbres où sont suspendus du -petit- linge en tout genre ainsi que des couches.
L’épreuve suivante n’est encore qu’un hors d’œuvre. Il s’agit de franchir une demi-douzaine de rondins placés en travers de notre passage puis deux rangées de petits ballots de paille. Je m’acquitte consciencieusement de ce petit steeple-chase et poursuit vers un ensemble de grands bâtiments modernes après avoir franchi une passerelle au-dessus d’une rue. Ignorant de la suite que nous réserve le parcours, je suis aux aguets de ce qui va surgir comme épreuve comme un gamin attendant une surprise ! Elle arrive, elle arrive ! Après avoir contourné quelques immeubles, nous arrivons sur une esplanade que domine un haut bâtiment bordé par un bassin ! Voilà, il faut sauter dans le bassin sur lequel flotte un beau dauphin en plastique, s’accroupir dans l’eau pour passer sous une passerelle et ressortir comme on peut du bassin ! Le public nombreux est aux anges ! Les coureurs trempés continuent le périple vers le parc de tout à l’heure en passant par un petit pont décoré, gardé par des personnages déguisés.
La course se poursuit vers le bois de Lebisey. La piste est barrée par une double rangée de gros pneus de tracteurs. Pas de chichi, c’est à quatre pattes et les mains dans la boue qu’il faut les franchir ! Les tenues des coureurs sont bien moins fringantes. Des malheureux qui ont fait le mauvais choix de courir en pantalon de survêtement de coton font tout leur possible pour le retenir, ce dernier alourdi par l’eau et la boue, glissant vers le bas inexorablement ! On revient en longeant l’esplanade de la Fonderie. En passant entre les round-baller empilés – si, si, je suis passé entre ! Qui a dit que j’avais pris du poids ?- c’est une porte qui vient d’être franchie : on rentre dans le vif du sujet ! Et dans la boue ! Première épreuve, un abri dit vietnamien. Il faut se mettre à quatre pattes dans le fossé sur lequel il est posé pour le franchir. Les parois du fossé bien grasses rendent très amusante la sortie. Il faut continuer ensuite dans un autre fossé. C’est là que l’expérience des coureurs est différente. Il faut dire que le contexte de cette course a attiré beaucoup de jeunes qui ne sont surtout pas habitués à courir sur un terrain qui se dérobe sous leurs pieds ! Beaucoup ont du mal à garder leur équilibre, hésitant à courir dans la boue.
Le parcours nous conduit à une structure de tubes où sont entrelacés des câbles. Je vois que mes devanciers peinent à enjamber les câbles. Moi, zou, je plonge dans le gravier pour passer dessous ; aie les genoux ! Et voilà un des grands moments du parcours, le toboggan ! Il faut d’abord se hisser en haut de la butte aux pentes bien raides. Il y a la queue. Le spectacle est à la hauteur. Tout le monde rit de voir glisser tant bien que mal les coureurs sur la bâche consciencieusement savonnée par un préposé à la tâche ! Wilh est installé en face pour immortaliser ce grand moment de rigolade. Enfin mon tour, je me place à gauche où j’ai repéré une vague cuvette. Boudiou, que ça va vite. Et comme je m’allonge, ça va encore plus vite. Gare à l’arrivée. Avec la vitesse, comme beaucoup, je continue sur l’herbe où j’évite mon devancier qui peine à se relever ! Il faut repartir en gravissant à nouveau une autre petite butte qui ne démériterait pas sur un parcours de cross ! Quelle sera l’épreuve suivante ? J’en rigole d’avance. Le spectacle est aussi fourni par les concurrents aux prises avec les obstacles !
Riah50 vraiment pas sérieux pour un VH3
On retrouve un chemin où courir reprend son sens. Les tenues bariolées des coureurs commencent s’estomper avec la boue ! L’obstacle suivant est un double entrelacs de fils tendus. Il s’agit bien de repérer le meilleur passage. je m’acquitte rapidement de cette tâche et poursuit dans le bois par une piste de plus en plus boueuse. Les appuis ( !) y sont plus que fuyants ! J’arrive devant une petite mare bien boueuse. Il faut sauter dedans ! En ressortir pour sauter dans la suivante ! Pour la troisième, on a droit à un pont flottant ! Ils sont trop bons ! Certes, ça bouge beaucoup mais ça le fait. Je saute ce pont trop court m’attendant à au moins 50 cm d’eau ! Tout étonné, je retombe dans 5 cm d’eau ! Quoiqu’il en soit, bien heureux les vêtements en lycra qui, mouillés, ne sont pas du tout une gêne ! Ceux qui ont fait le choix du coton ont l’air bien pitoyable avec leurs vêtements déformés par le poids de l’eau. A nouveau un pont flottant, puis une butte boisée s’offre à nous. Les pentes sont très très raides. Une échappatoire sur la gauche permet aux moins téméraires d’éviter cet obstacle. Moi, pas question de me dérober, j’y vais. Une corde permet cependant de se hisser sur le haut. Mais il faut redescendre de l’autre côté ! Oups ! C’est une patinoire de boue ! Je me demande encore comment je suis arrivé en bas en restant debout !

le Lutin va filmer de bout en bout !!
Et c’est reparti par des chemins plus sages. Dans une clairière une -vraie- vache paisse en compagnie de son gardien en tenue rayée ?? ( cf la vache et le prisonnier). !J’entends l’orchestre de jeunes lycéens qui fait le bœuf sur la scène du camion du Conseil régional. Effectivement, on est de retour sur l’esplanade où sont concentrés les obstacles les plus épiques pour le public qui n’a pas osé trop s’aventurer dans le bois gorgé d’eau. J’arrive donc à l’entrée en contournant l’enclos où grogne un -vrai-cochon puis il s’agit de sauter dans la piscine aux belles eaux turquoises où flotte un -faux-canard. A l’instar de mon prédécesseur, je prends appuis de la main pour sauter par-dessus le rebord.

Mais j’ai moins de réussite que lui et je glisse un peu à la réception mais beaucoup moins que le Lutin ! Et ce bain a au moins le mérite de nous laver avant le deuxième tour ! Ensuite il faut escalader des bottes de paille pour atterrir dans un poulailler. Le Coyote m’encourage du geste et de la voix !

Là, dingue pour dingue, « ils » nous font passer dans un bus transformé en discothèque ! Musique disco à fond, lumières, boule à facettes, squelette, danseuses….
Le Lutin se vautrant lamentablement poursuivi par Ricounet et Ricounette à l'issu du 2e tour!
Et ce n’est pas fini ! Il faut franchir un amas de pneus puis se glisser dans des tubes posés sur le sol ! Même à l’armée, je n’ai pas fait cela !

Ma petite femme m’encourage ! Allez, on continue par escalader de grosses bottes de paille. Voilà, le premier tour est achevé. Ceux qui ont choisi le 5 km s’arrêtent là. Euh, moi ? 10 ? Ah, une deuxième tour de manège alors ! Le ravito propose bière ou eau. Ce sera eau pour moi ! Et je repars donc pour le second tour.

La moitié du peloton a bâché à l’issue du premier tour. Donc, cette seconde partie verra les obstacles plus faciles à franchir du fait de la moindre affluence ! Quelques changements également, on évitera le bassin de l’immeuble et l’escalade avec la corde de la butte. Mais la boue est encore plus présente, le toboggan tout aussi glissant. Et tout au long, le regard brillant des coureurs, même ceux dont le déguisement a déclaré forfait suite aux assauts de la boue et de l’eau.

Que du bonheur. J’en termine. Bien dans ma tête, bien dans mon corps (sauf les genoux !!). Je me régale à la perspective des derniers obstacles. Cette fois, je négocie mieux la piscine,

les mêmes encouragements du Coyote, la boite disco, les pneus avec les encouragements des copains et là, cata ! Voulant glisser dans le tuyau, je plonge dedans mais oubli de baisser mon… postérieur qui reste coincé à l’entrée ! J’avais bien besoin de ça devant le Lutin, hilare ! Je m’y reprends et cette fois, ça passe. Plus que les ballots de paille à escalader et j’en termine ! Déjà !

En voilà un beau tour de manège !
Braco à toute l’équipe des coyotes et à la municipalité d’Hérouville pour l’énorme investissement que représente une telle épreuve ! Et il faut savoir que le jeune maire de cette commune de 20 000 habitants a effectué le parcours de 5 km !
On se retrouve tous dans la salle, tout émoustillés par notre périple ! Un brin de folie de temps en temps, cela fait vraiment du bien !

Rien que pour ça!!!

Riah50 en famille rigolard!!
les photos non NCAP sont de ma tendre épouse!
Par Mustang - 20-04-2012 14:13:45 - 10 commentaires

De retour, en ce printemps, dans cette magnifique région qu'est le haut-pays de l'Hérault, aux confins des Causses, nos hôtes nous proposent une balade dans les collines au-dessus du village de Fos. Le temps est chagrin. Une ventasse venue du nord rafraîchit l'air. Le chemin puis une vague piste nous conduisent dans un bois touffu de chênes verts.

Voilà deux générations, ces collines étaient couvertes de vignes et des prairies occupaient le fond des vallons. Les murs de pierres sèches soutenant les terrasses désormais abandonnées à la nature et des bergeries ruinées demeurent les seules traces de cette activité humaine besogneuse.

Il est toujours surprenant de constater avec quelle rapidité la nature reconquiert les territoires que l'homme lui abandonne.
Cependant, notre balade a un objectif culinaire, comme quoi l'homme a conservé son atavisme de chasseur-cueilleur! Là, il s'agit de récolter des asparagus acutifolius, autement dit, des asperges sauvages. Certes, elles n'ont rien à voir avec les asperges sarthoises mais cette recherche donne un aspect ludique à la balade.
Mais c'est comme pour les champignons se cachant sur un sol feuillu de la forêt, il faut exercer son oeil pour les repérer.

Là, elles sortent de terre mais elles se présentent également sous la forme de longues tiges dont seule l'extrémité se doit d'être cueillie.

Pas évident de les repérer dans la végétation luxuriante mais nos hôtes savent y faire!

De retour à la maison, il faut trier la récolte et la mettre en bottes.

Ce soir, une partie de la récolte, les pointes, va être consommée. Les bottes seront congelées. Dans un premier temps, il s 'agit de faire blanchir les asperges dans l'eau bouillante.

Puis de les faire revenir à la poêle.

C'est presque prêt!
Ces asperges vont accompagner des oeufs et un excellent boudin noir local, coupé en tranches fines
Les oeufs au nid - appellation locale
Et je ne dis rien du Faugères 2009 !
Pour plus de renseignements, voir ce site:
http://www.algeriemesracines.com/loisirs/asperges-sauvages.php
Par Mustang - 28-03-2012 19:14:24 - 2 commentaires
Le rivage
La navigation a été si longue. Malgré tout, le voyage n’a pas été ennuyeux. La mer est immense. Les flots m’ont conduit vers une destination qui ne pouvait pas être prévue au départ. C’est cela qui en a fait la richesse. Il fallut affronter des vents contraires, des vents mauvais parfois, mais fort heureusement, l’esquif a pu profiter le plus souvent de douces brises, d’alizés radieux.
Depuis quelques temps, une terre est en vue. J’en aperçois le rivage. Cependant, des récifs en frangent la plage. Une nouvelle épreuve avant d’aborder cette terre qui ne demande qu’à être foulée.
Sur quelle terre vais-je mettre le pied ? Un continent, ou tel un Christophe Colomb abordant Hispaniola, une simple île ? Vais-je atteindre seulement ce rivage ?
Par Mustang - 09-03-2012 22:51:16 - 2 commentaires
Une atmosphère certaine, un esprit, celui des Célestes m'ont marqué à jamais. Je ne remercierai jamais assez GGO de m'avoir ouvert cette porte sur les gens de Wallonie.
Aussi, malgré les difficultés, quand je prends la route avec mes amis Eric et Sylvie, Jérôme et Sylvain vers Liège ce mois d'octobre 2011, j'ai vraiment le coeur léger.
Quel bonheur d'être en compagnie d'amis. Le voyage est rythmé par le match France-Pays de Galles de la coupe du monde de rugby! Quelle ambiance dans la voiture malgré une réception défaillante de la radio! Bon, 9 à 8 avec un expulsion pour les gallois sur un placage litigieux!
Nous arrivons à Liège en début d'après-midi. Sylvain et Jérôme me font un pilotage aux petits oignons pour trouver l'auberge de jeunesse. Et quelle auberge! Elle est immense! L'accueil est sympathique et nous gagnons notre chambre de bon confort!

Sur les conseils du responsable, nous ne laissons pas la voiture dans la rue et allons la garer dans une rue moins exposée aux mauvaises intentions!
Vite, direction le centre de Liège, à la recherche d'une terrasse accueillante!

Puis une marche agréable dans les rues où notre regard est attiré par des panneaux insolites!


Puis c'est le départ vers le stade de Cointe où nous avons rendez-vous avec Madness pour prendre possession de nos dossards. Le guidage est un peu plus flou pour trouver ce faubourg! Enfin nous arrivons juste à 7 h!
Madness est très affairé mais quelle joie de le revoir!

Nous devons le suivre ensuite pour aller chez lui où il nous a invités à manger. Oups! Dans ma précipitation, je me trompe de voiture à suivre! Quelle rigolade! L'autre voiture que je suis par erreur se gare, ce qui permet à Madness de nous rejoindre et de nous guider jusqu'à chez lui.

Pas question de ne pas sacrifier au houblon fermenté! Et quelle pasta party!Des épouses d'origine italienne ont été à la manoeuvre! Nous serons presque sages question boisson!
Ah, les Normands!

Tartes normandes
Le Crollé nous ramenera à bon port la soir à Liège.La nuit fut calme.

La suite ici.
Le retour en France fut épique! -loulou- resta stoïque au volant malgré l'ambiance à l'arrière de la voiture........!!!

Ricounet très sage à l'arrière!!!
Par Mustang - 26-02-2012 17:50:36 - 12 commentaires
L’attaque
Ce jeudi, j’inaugure le guide des randonnées VTT du pays de la Haute Sarthe que m’a offert ma fille. Le choix des circuits est varié mais, vu que la journée est déjà bien avancée, j’opte pour le petit circuit n°1 de 28 km, donné en 2 heures avec un D+ de 400m. Le départ est à Ségrie au nord du Mans. Après avoir emprunté l’ancienne voie ferrée, ce parcours conduit à St-Christophe du Jambet, perché sur sa colline, puis vers la forêt de Sillé-le-Guillaume. Pas de grosses difficultés au programme. Je profite du paysage. Les maisons sont bâties avec la pierre de grison, ce qui donne un certain cachet. Le temps est gris mais la température est agréable. Le circuit est parfaitement balisé, pas besoin de sortir la carte !
Après avoir quitté la forêt, c’est une alternance de routes et de chemins. A un carrefour, une borne jaune m’indique d’emprunter une voie qui conduit à une ferme, celle du Haut-Eclair (commune de Ségrie !!!). Je n’ai pas l’esprit tranquille par rapport aux rencontres animalières inopportunes que j’ai déjà eu, par le passé, l’occasion de faire. Finalement, la piste ne longe qu’une partie de la grande cour de la ferme pour obliquer à droite vers un chemin. Déjà soulagé, je vire donc à droite dans le chemin quand des aboiements furieux se font entendre.
Du coin de l’œil, j’aperçois un énorme chien noir s’élancer à ma poursuite, accompagné d’un roquet blanc ! Ils sont pour le moins inamicaux et je ne tente pas une manœuvre de conciliation. J’appuie sur les pédales mais le fauve a vite fait de me rattraper. Grosse montée d’adrénaline : quelles sont ses intentions ? Ayant déjà connu ce genre de situation, j’espère que la bête va se contenter de courir à côté de moi en gueulant tout ce qu’il peut ! Et bien, non, il attaque !
Il saute sur moi et plante ses crocs dans ma cuisse. Dans l’instant, je lui crie de la manière la plus forte que je peux « couché ! ». A mon cri, le chien s’est arrêté net ! Je continue à pédaler le plus vite possible pour sortir du territoire du chien.
J’ai l’esprit un peu confus. Bien envie de retourner voir le propriétaire mais le chien est là. Alors, je poursuis dans le chemin herbeux. Je regarde enfin les dégâts ! Le collant est arraché, la cuisse est rouge mais pas de flots de sang ! Le chien s’est contenté en fait de pincer plus que de mordre. S’il avait eu vraiment une volonté agressive, il aurait emporté le morceau de cuisse ! Mais cette attaque me gâche la fin de parcours, on le serait à moins. Je suis en colère contre le propriétaire qui laisse ses chiens libres alors que le chemin que j’ai emprunté est ouvert au public, c’est un GR. Je n’ose penser à une même situation en compagnie d’enfants !
A la maison, douche et désinfection de la plaie qui est somme toute minime. N’ayant pas trop l’esprit à la chicane, je me contente d’appeler la mairie de Ségrie pour leur faire de mon aventure. Je leur demande bien sûr de conseiller au propriétaire d’attacher ses chiens. Ils m’apprennent que pareille mésaventure est déjà arrivée à des promeneurs ! J’espère que chacun prendra ses responsabilités ! Moi, je pense faire l’acquisition d’une bombe lacrymo ou au poivre que je fixerai sur la potence de mon vélo, ah mais !
Par Mustang - 01-11-2011 15:17:56 - 10 commentaires
Dernier dimanche d'octobre, mon fils et sa compagne nous proposent une balade en Chartreuse, au col de la Ruchère.
J'en suis ravi, je ne connais pas cette région. Pour Mireille, ce sera un retour en arrière où elle fut monitrice dans une colonie de vacances, il y a déjà un temps certain !
La météo annoncée est mensongère. Seuls, les derniers flamboiements des feuillages des hêtres et des chênes illumineront cette balade dominicale. Décidément, cette année, la montagne n'aura pas voulu se dévoiler complétement à mes yeux!
Loin de toute métaphysique, la beauté des lieux en impose. Par un troublant hasard, nous suivrons un itinéraire balisé de la station trail de St-Pierre de Chartreuse qui traverse la zone de silence de la Grande Chartreuse!



vu du col de la Ruchère







Pour le retour, nous aurons le bonheur de suivre un ancien chemin délaissé.



Par Mustang - 31-10-2011 18:09:32 - 8 commentaires
Où ai-je bien pu prendre cette photo le samedi 29 octobre dernier?
un indice est dissimulé dans la photo.
Par Mustang - 22-10-2011 10:29:12 - 8 commentaires
Le cabri, les boeufs et le puma
Le cabri en sa cour
Déclara un beau jour
À l’aréopage assemblé
Que lui, du jarret alerte,
De par les montagnes, en tête
Était bien aise d’aller.
Mais il lui prit ombrage
De tous ces bœufs qui, de loin,
le suivaient dans son sillage.
Il n’était pas tolérable
Que ceux-ci après l’alpage
De retour en leur étable
En tirassent gloriole.
Pour moi seul sont la gloire et le renom
Il n’est pas question
Qu’un quelconque tâcheron de la piste
En recueille la moindre pépite
Bœuf il est, bœuf il restera!
Or, le cabri ce mariole
Oubliait un fait têtu:
Les bœufs payaient tribut
À leur protecteur le puma
Pour suivre dans son parcours l’animal caprin.
Et le puma, commerçant bien avisé
Encourageait ce marché
En donnant des sequins
En retour au cabri, cette bourrique
Afin qu’il continuât son cirque.
Mais s’il prenait envie aux bovidés
De bouder un jour
les périples organisés
Alors, sans détour
Plus de bœufs, plus de grisbi
Voilà un cabri qui serait bien marri !
Cette leçon vaut bien certes
Une tartine de rillettes !
Par Mustang - 06-10-2011 22:09:36 - 7 commentaires
Tout a commencé par un chemin bien ordinaire...

Rien d'incongru si ce n'est que ces éoliennes....

Puis une ancienne gare au nom si évocateur

Une vieille maison au charme ancien

une étrange guirlande rouge dressée






Par Mustang - 04-10-2011 19:24:17 - 9 commentaires
- Il faut les châtrer !
- Pardon ?
- Oui, il faut les châtrer! me dit ma fille en me tendant le sac!
- Comment ça??
- Oui, c'est ce qu'il faut faire, Sandrine me l'a dit!
Ah! Puisque Sandrine l'a dit ! je n'ai plus qu'à m'exécuter. Mais je n'ai jamais fait ça! Je me précipite sur internet afin de connaître le modus operandi ! J'en apprends de belles ! Et en images! D'ailleurs, avec les images , c'est mieux, c'est plus parlant, enfin façon de le dire!
Voyons cela: il faut tenir fermement la partie centrale, effectuer une légère torsion et tirer fort pour arracher l'ensemble! Eh, béé!
Je sors les futures victimes de ce sort funeste du sac. Je leur propose une douche, histoire de se mettre en train et d'être toutes propres avant l'opération. La bétadine sera inutile, l'alcool écossais fera mieux l'affaire tout à l'heure!
C'est que ça frétille dur dans l'évier! Et elles tendent leurs appendices de manière bien menaçante!

Je me résouds cependant à procéder à l'opération. J'attrape la première bestiole qui ne trouve pas mieux que me pincer le doigt
!

Bon soyons malin! J'immobilise l 'écrevisse dans un linge et saisis fermement l'écaille centrale de la queue.

J'effectue une légère torsion et tire violemment en arrière! Mince, je n'ai qu'un bout d'écaille!

Qu'à cela ne tienne, je prends une pince et je recommence l'opération: ah, voilà!

La bestiole n'a pas eu l'air d'apprécier mon intervention! mais elle a gardé toute sa vigueur en tendant ses pinces menaçante vers mes doigts. Bon, il ne reste plus qu'à renouveler l'opération sur le reste de la troupe. C'est ainsi qu'il faut les préparer afin d'éviter un goût désagréable!
Et voilà comment j'ai châtré plus de deux douzaines d'écrevisses américaines ce jour-là! Il faut dire que ces américaines jouent les envahisseurs dans nos cours d'eau au détriment de nos écrevisses bien de chez nous!, celles à pattes blanches! Aussi, pour les protéger, les techniciens rivières procèdent à des pêches pour limiter les américaines! Cette nuit-là, plus de mille écrevisses américaines furent pêchées dans le S....! Et plutôt que de les jeter ensuite, une généreuse distribution fut effectuée...
Et il s'ensuivit mon initiation à la préparation des écrevisses!
La suite fut plus classique: de l'huile dans une sauteuse, je les fais sauter jusqu'à ce qu'elles rougissent. Une bonne lampée de whisky écossais pour flamber tout cela. Du vin blanc, des échalottes, du concentré de tomates et voilà une bonne soirée à grignoter des écrevisses américaines !
