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RECONNAISSANCE
Par Mustang - 2010-03-17 19:21:10

 

 

   Ce  matin rendez-vous est donné  à 9 h00 au carrefour de  la Croix-Médavy, en forêt d'Ecouves. Il ne s'agit  pas de courir mais de reconnaître des  parcours pour  le trail d'Ecouves.

   Je  suis  présent en tant que conseiller  technique! Le staf de  la FSGT est  présent. Après  un petit café et  un esprit de  pomme  local  pour se  mettre en  jambes, nous prenons la direction de  la corniche rocheuse.

 

   A ce  niveau, il  n'y aura  pas de changement  pour  les coureurs du  61 km,  ils devront  toujours  passer  par ma  fameuse cheminée:

 

 
un coureur en  2009
 
 
 
Là, c'était Robin en  2008 
 

 
   Nous cherchons  un  passage  pour  les coureurs du  35 km. Pour eux,  il  ne s'agira de  gravir  la cheminée mais  plutôt de  longer le  pied de  la barre rocheuse et de  monter en  pente douce vers  le  plateau.

 

 
 
 
 
    Le  passage est trouvé. Pour  les coureurs du  35,  il est sans difficulté et leur  permet d'accéder sur  le  plateau et de  bénéficier d'une vue splendide sur le massif forestier d'Ecouves. Certes,  le feuillage vert  n'est pas encore  là!
 
 
 
 
 
Maintenant, il s'agit de  regagner  le carrefour du Chêne-Verdier. Gérard  y va d'un bon  pas!
 
 
 
 
 

 

 

  C'est  là qu'intervient  une nouveauté que  j'ai proposée.  Toujours dans  l'idée d'avoir des  passages spectaculaires (!), la  présence d'une dalle rocheuse me  paraissait correspondre  à cette  idée.

    De  loin, cela  peu  paraître  modeste. Nous ne sommes  pas dans  les Alpes!

 

 

 

 

Mais de  près???

 

 

 

 

    Oui,  on fait  moins  le  malin!!!  Allez,  on  y grimpe,  même  le chien !

 

 

 

   Certes,  il faut  y  mettre  les  mains!  En  février dernier, nous  y sommes  passés alors qu'il  y avait de  la glace! Mais  il  ne s'agit  pas  non  plus de faire  peur.  Sur  le côté droit,  il  y a  un passage moins technique pour  les  plus timides!!

 

 

 

 

    Avec cette  option sur  le côté, ce  nouvel itinéraire est adopté! On continuera  un peu encore dans  les rochers!

 

 

 

 

 

 

    Maintenant,  il s'agit de reconnaître une autre  partie du parcours afin de  proposer  une autre  option que  l'an dernier où le  passage avait été particulièrement pénible dans  les branchages et  la boue.

   Nous trouvons  un chemin qui descend en  pente douce vers  le ruisseau. Il est  particulièrement  propre.

 

 

 

 

 

   En bas,  en  longeant  le ruisseau,  le passage sera  un peu  humide  mais  le coup d'oeil vaut bien  le coup!

 

 

 

  Voilà du bon boulot de  fait!

 

 

 

 

    Maintenant  un  peu de convivialité!!!!

 

 

 

 

 

    Le rendez-vous est pris pour le  6 juin en forêt d'Ecouves!!!

 

Venez,  nous vous attendons!!!

RESPIRO
Par Mustang - 2010-03-11 22:25:19

 

 

 

 

Voilà, je viens de regarder sur Arte le film d'Emanuele Crialese, RESPIRO.

 

J'en suis encore sous le charme. Ce film est  particulièrement envoûtant.

 

La  lumière de  l'île de Lampedusa  illumine ce  magnifique film sur  une femme fantasque.

 

 Tous  les autres  personnages,  enfants comme adultes, sont  particulièrement attachants.

 

L'illustration sonore, surtout vers  la fin, contribue à cette  atmophère qui devient  de  plus en plus  magique .

 

Les vues sous-marines sont  particulièrement  oniriques  et  la fin en est éblouissante.

 

 

 

bande annonce

 

 


 

 la séquence de fin: éblouissante, exaltante, inouïe:

 

 


 

 

 

 

 

 

L'éternité de la nuit
Par Mustang - 2010-02-27 22:00:27

 

 

L’éternité de  la  nuit

 

Pour Thomas l’africain

 

Curieusement, c’est en vélo qu’ont eu lieu mes premières  pérégrinations  nocturnes  ! C’était  voilà  bien  longtemps  déjà dans  le Perche. Avec  un ami,  nous avions  pris  l’habitude d’effectuer des sorties en vélo sur  les  petites routes et chemins du Perche, la  nuit venue. Rien  d’extraordinaire  jusque  là ! Seulement, ces sorties se déroulaient  sans  éclairage, avec seulement  la  lumière d’une  pleine  lune ! Nous  y trouvions  une sorte d’ivresse avec tous  les sens en alerte !

En arrivant sur Alençon,  il fallut changer de terrain de  jeu. Ce fut  la forêt d’Ecouves. Certes,  une bien belle forêt mais  un peu brouillon. Trop habitué à la grande classe de celles du Perche,  je  mis  un certain temps à la connaître et  à l’accepter telle qu’elle était. Très rapidement,  j’appris sa géographie, tout au  moins dans  les grandes  lignes. Alors, aux beaux  jours  et  les  nuits de  pleine  lune, nous reprîmes les raids  nocturnes vers  la forêt d’Ecouves  ou quelquefois  même vers celle de Multonne en  passant  par des chemins  et  en coupant par  les champs  moissonnés où nous surprenions quelque  goupil en maraude . Nous  y entraînions des  amis. Ce fut de grands  moments de fou-rire et d’émotion, comme cette fois    je suivais à vive allure  en descendant une sommière un copain quand je vis ce dernier s’envolait. Dans  une fraction de seconde,  j’aperçus  la barrière de bois qu’il avait  heurtée ! Je  n’eus de ressource que  de  me coucher  pour passer dessous ! Il  n’y eut  pas  de gros  bobos !!! Une autre fois, seul avec  un ami, toujours de  nuit et sans éclairage, dans  une petite sente, nous sommes tombés sur  une  harde de sangliers. L’odeur était forte. Il  y eut force grognements mais  nous pûmes continuer sans plus de désagrément  notre  périple. J’adorais appréhender  le terrain que  je connaissais  plus  ou  moins,  uniquement  par  les vibrations du vélo.

Dans  le  même temps, des clubs  commencèrent  à organiser dans  la région les  premières sorties organisées VTT mais avec éclairage ! Plus sagement, je  m’équipais en  lumière ! Les  premières frontales avec  des  petites ampoules qui  nous  gratifiaient de quelques  lumens ! Ainsi  je  participais  à  la  première sortie VTT  nocturne  organisée  à St-Didier-sous-Ecouves.  Avec  le copain, enthousiasmés par  la  première partie, nous  nous engageâmes dans  la seconde  boucle. Hélas,  l’autonomie de  nos  lampes étant de courte durée, nous fûmes contraints de continuer dans  le  noir ! Ce fut  une bien belle galère  pour achever cette boucle en terrain inconnu. Quoiqu’il en soit,  je suis resté fidèle à cette sortie, et chaque année début septembre  j’y participe avec  plaisir.

La  pratique du VTT ayant  ouvert  la voie, j’incitais  mes copains coureurs  à se  lancer  à des sorties  nocturnes ! Oh, elles  ne furent  pas  nombreuses, seulement  motivées  pour  les  préparations UTMB. Auparavant,  j’avais eu  un avant-goût de ce que  pouvait être  une sortie  nocturne avec  le départ des Templiers en 2002. Je garde  le souvenir du départ et de ce  long ruban  lumineux qui se déroulait sur  les Causses. Certes, le  jour vint rapidement et  le charme fut rompu.

La  préparation de  l’UTMB  2006 imposa  un entraînement nocturne sérieux. Les équipementiers ayant senti  le vent venir, commençaient  à  proposer des  frontales  beaucoup  plus performantes avec des  leds. Cependant,  ma  première grande  compétition nocturne se déroula  le  long du golfe du  Morbihan, le  1er  juillet. Un  mois après  Guerlédan    j’avais  bien tourné, j’abordais  un gros ultra.  Certes,  le dénivelé était faible mais  il fallait tout de  même  gérer  les  85 km du parcours. J’étais venu seul  pour ce  périple ! Le départ avait  lieu le soir à 18 h à vannes. La chaleur de ce  premier  jour de  juillet était  intense. Je partis sans trop de repère. La  nuit, bien sûr, fut  longue  à venir. Je  me souviens des clameurs que  j’entendais dans  le crépuscule. Il  ne s’agissait  pas de spectateurs enthousiastes  au passage des coureurs  mais  simplement l’accompagnement sonore local des  buts français contre  le Brésil dans la Coupe du Monde ! La chaleur était restée accablante  même au cœur de  la  nuit.  La  magie du  parcours  ne fut tangible que  lorsque  le parcours  nous fit revenir  le long de  la  mer. Les odeurs fortes,  les  lumières, le bruit du ressac me comblaient  même  si  j’étais  pris dans  la course car  à ce  moment je suivais deux  jeunes  locaux qui avaient  un rythme certain ! Après le ravitaillement de Kerbadec, je repartis seul  très vite rejoint  par  un autre  jeune qui  m’entraîna à un rythme encore  plus soutenu. C’est  lui qui  m’annonça que  nous étions dans  les  15 premiers ! Je n’en revins  pas. Mais  il allait trop vite  pour  moi, je le laissai filer dans  la  nuit. Je continuai seul dans  la  nuit bretonne. Cela  me convenait  mieux même si je pestais quand  je  ne trouvais  pas  mon chemin sur  les  plages. Malgré  l’heure tardive, je croisais  des  noctambules ! Ce fut  une belle  nuit  d’été, magnifiée  par  ma performance !

Quinze  jours après,  j’étais avec  mes amis en Ecouves  pour  une sortie  nocturne. Je  m’étonnais des réflexes que  nous avions acquis pour courir ainsi dans  les sentiers. Quasiment jamais, nous ne trébuchâmes. Nous étions équipés avec camel-back et  bâtons. J’avais  les  miens accrochés sur  mon sac. Je  me souviens de  la  peur que  nous occasionnâmes  à des  jeunes qui fêtaient  à leur  manière  le  14 juillet  lorsque  nous arrivâmes  vers  minuit à la Croix-Médavy. Une autre sortie eut  lieu par  une  nuit  orageuse. La  nuit et  l’orage, une bien belle combinaison, surtout  lorsqu’on est dehors ! Sortir en entraînement, le faire  lors d’une compétition, c’est tout autre ! La suivante fut donc l’UTMB.

Qu’en reste-t-il ? Les belles  images : les sommets rougissants dans  le crépuscule, la traversée de St-Gervais dans  une ambiance euphorisante, le serpent  lumineux à l’assaut du Col de  la Croix-Bonhomme ! Pour  le reste, ce fut  la seconde  nuit.  Malgré  la fatigue, la souffrance, les désillusions, je  me revois repartir sous  la  pluie drue dans la  nuit  noire, seul après La Fouly. Je pense que seule  la  nuit, malgré les conditions  terribles,  m’a  permis de continuer, me mettant dans  une sorte de bulle, gommant  mes repères, abolissant en quelque sorte  le temps ! Mais aussi l’espace ! Que ce soit  en  montant vers Champex  ou dans Bovines, je ne savais plus  ce que je voyais était au-dessus de  moi ou en-dessous ! Les  images fortes demeurent comme celles de  la salle de soin à Trient vers  5h du matin ! Mais  la tension était  vraiment trop forte pour apprécier  la  nuit alpine. Déçu, sans doute. Mais  je ne renonçais pas !

Trois  mois  plus tard, j’étais au trail des  5 moulins à Mondeville, trail qui se terminait  à la nuit tombante ! Les  organisateurs avaient eu  la bonne  idée de  marquer  la piste dans  les  bois par de  petites  lucioles. J’avais beaucoup aimé cette  idée de finir  à la  nuit, de continuer  une course raisonnable en changeant de dimension. Cependant, mes  plus grands souvenirs nocturnes  sont  pour  les deux  relais dans  le cadre de  la Megatoff d’Ultrafondus en  2008 et en  2009.

 En 2008, nous  partions de Sées  à minuit  pour  rallier  la Bazoge,  près du Mans,  75 km  plus  loin ! Là,  pas d’enjeu,  juste  le  plaisir de dérouler. Nous avions d’abord  traversé  la forêt avec  un épisode cocasse avec  la gendarmerie en  patrouille, puis  la ville d’Alençon où la  majeure partie du groupe s’arrêta. Il était  pourtant  près de deux  heures du matin  mais ma grande fille  m’attendait pour  me faire  un bisou !!!Je continuai avec –loulou- et Yannick qui nous avait rejoints. Notre allure tournait autour de  10 km/h. L’atmosphère était sereine,  pas de contrainte,  juste  le  plaisir d’avancer dans  la campagne sarthoise. Les arrêts furent  nombreux afin de nous  retrouver dans le dédale des  petites routes. Pas de rencontres surprenantes dans cette seconde partie du raid, nous cheminions simplement sous  la  pluie tout en bavardant. Malgré le temps couvert,   l’horizon vers  l’est commença  à blanchir. C’est le meilleur  moment.  Les formes sont encore diffuses, les oiseaux chantent. Une réelle  impression de  matin du  monde quand  le  jour se  lève, d’arriver au bout d’un voyage avec  un grand  sentiment d’exaltation.

 J’ai remis  ça en  2009  uniquement avec –loulou-, le fidèle qui n’a  pas voulu  me  laisser partir seul alors qu’il avait  une forme  plutôt  moyenne,  entre Ecouché et  le  petit village de Planches pour  45 km. Courir de nuit sur  les terres de  mon enfance ! Chaque  mètre  m’est évocateur ! Jamais  je  n’aurais pensé aborder  mon village  natal en venant à pied et de surcroit au cœur de  la  nuit. J’y  croisai  tous  les fantômes de  mon enfance ! Nous continuâmes  notre chemin. J’avais vraiment  l’impression de courir dans  une autre dimension. Est-ce dû aux sens exacerbés  par l’obscurité ? Sans doute. Juste cette façon de  percevoir  le  monde autrement. A  la fois apaisant et troublant, comme si c’était  plus facile. Nous arrivâmes avant  l’aube.

Que dire ensuite des quêtes nocturnes dans  la  baie d’Avranches ? La course des Pèlerins demeure également  un grand  moment. Alors que la  première en  2008  fut  placée sous le signe de  la  bonne  humeur, la seconde en   novembre 2009 fut  plus sérieuse, avec  un vrai sentiment de compétition. La tension était  palpable. L’image  la  plus forte demeure celle vers  6h du matin dans  les marais lorsque  nous dûmes abandonnés. Je  m’étais  placé en avant, puis sentant quelque chose,  j’étais retourné vers eux, mes amis  abattus pataugeant dans  l’eau et  les  herbus. Cependant, avant de rentrer, GGO et  moi allâmes chercher  une dernière  balise en bout de  la  piste de  l’aérodrome. Puis,  il fallut rentrer.

Ma dernière vraie  sortie nocturne est  pour  la Saintélyon de décembre dernier. Que dire ? J’étais  bien. Là,  pas  une simple  ligne  lumineuse parmi les  monts du Lyonnais,  mais  une vraie rivière  lumineuse. Et  puis,  la vallée du Rhône ! Lyon ! Même  la souffrance se fait  oublier. J’ai cette  faculté de  ne  pas  être gagné  par  le sommeil ! Au contraire ! Et  puis, n’y a-t-il  pas de  plus troublant que d’arriver au petit  matin dans  une ville qui se réveille en venant de l’autre bout de  la  nuit ?

 

 

INDEX des récits
Par Mustang - 2010-02-19 22:30:03

2010

 Les sentiers du caramel ( 14) du  28 février 2010

Trail du Glazig  (22) du  14 février 2010

Noz Trail  (22) du  13 février  2010

 

2009

Cross de St-Mars  la Brière  (72) du  20 décembre  2009

La Saintélyon (69) du  6 décembre 2009

La course des Pélerins (50) du 14 novembre 2009

Le trail des Roches d'Oëtres ( 61) du 18 octobre 2009

Le trail des Hautes Falaises (76) du  4 octobre 2009

L'Odyssée du Tue-Vaques (50) du 26 septembre 2009

Le  trail d'Ecouché  ( 61) du  20 septembre 2009

Le relais de Condé-sur-Sarthe  (61) du 13 septembre 2009

L'enduro  pédestre des sables  (50) du 22 août  2009

Les  traversées de Tatihou (50) du 9 août 2009

Off du Vercors sud (26) du 24 et 26 juillet  2009

Le  trail des  méandres de  la Rouvre (61) du  18 juin 2009

Le trail d'Ecouves (61) du  7 juin  2009

Les aventuriers du Bout de Drôme  - 100 km ( 26) du 9 mai  2009

Le trail de  la vallée de  la Vère  (61) du 26 avril 2009

UFO Ultra Méga Toff / Planches - Ecouché (61) du 15 avril 2009

Trail de Gouvets (50) du 29 mars 2009

Ecotrail de Paris (78) du 14 mars  2009

Off de  L'Ourcq (75) du 21 février 2009

Cross FSGT de Silly-en-Gouffern (61) du 14 février 2009

Trail du Glazig (22) du  8 février 2009

Noz Trail (22) du  7 février 2009

 

2008

La course des Pélerins (50) du 15 novembre 2008

Le trail du Bout du Monde (29) du 6 juillet  2009

Off trail des  nauffragés (56) du 14 juin  2008

Semi-marathon nature de  la Drôme ( 26) du 11 mai 2008

Trail de  la vallée de  la Vère (61) du 27 avril 2008

UFO Ulta Méga Toff / Sées  - La Bazoge (61) du 19 avril 2008

Trail de  la vallée de Chevreuse (78) du 6 avril 2009

La Magnétoise (Belgique) du 24 février 2008

Raidlight Trail Trophy (42) du 27 janvier 2008

Cross international d'Hérouville (14) du 20 janvier 2008

 

2007

Cross d'Alençon (61) du  16 décembre 2007

Cross international de Montilly-sur-Noireau (61) du  11 novembre 2007

Ultratour de Liège ( Belgique)   du  21 octobre 2007

La Buresartienne (61) du 14 octobre 2007

L'Odyssée du Tue-Vaques (50) du 22 septembre 2007

Trail d'Ecouché (61) du  16 septembre 2007

Le relais de Condé-sur-Sarthe (61) du 9 septembre 2007

La Ronde de nuit (34) du 23 août 2007

Le Challenge des  3000 Ariègeois (09) du 18 août 2007

Off d'Ecouves (61) du  15 juillet 2007

Le trail du Bout du monde (29) du 8 juillet 2007

Le trail d'Ecouves (61) du  3 juin  2007

La course de Multonne  (53) du  8 mai  2007

Le trail de  la vallée de  la Vère  (61) du 29 avril 2007

Le  trail du Perche (61) du 21 avril 2007

la Translorraine (Belgique) du  5 au 8 avril 2007

Alençon - Médavy (61) du  25 mars 2007

Le relais Saint-Lo / Granville ( 50) du 18 mars 2007

Le Raidlight trail trophy (42) du 28 janvier 2007

 

2006

Le trail des 5 moulins ( 91) du 11 novembre 2006

L'Ultra Trail du Mont-Blanc (74) du 25-26 août 2006

Semi raid du Golf du Morbihan (56) du 1er juillet 2006

Le trail de Guerlédan (22) du  4 juin 2006

Le trail de  la vallée de  la Vère  (61) du 30 avril 2006

Le marathon de Paris (75) du 9 avril 2006

 

 

La mort du chien
Par Mustang - 2010-02-10 20:44:39

 

 

La  mort du chien

 

Il est assis sur la  banquette arrière de  la voiture, retenu par  une laisse fixée  à l’attache de  la ceinture de sécurité. Sa respiration est difficile à cause de  la tumeur cancéreuse qui obstrue sa gorge cependant il a gardé sa vivacité, son air  un  peu fou qui  le rendait  à  la fois  insupportable et attachant. Il regarde  le  paysage défiler par  la vitre  latérale. Je roule  prudemment sur  l’avenue enneigée qui conduit  à la sortie de  la ville. Au dernier  rond-point,  je  tourne  à gauche. Quelques centaines de  mètres  plus  loin,  je  me gare sur le parking de  la clinique vétérinaire. Il  n’est pas encore  14 h, je suis en avance. J’attends donc dans  la voiture. Le chien est calme, sa respiration est toujours aussi difficile. Tout  à l’heure,  il  y a eu  les adieux. Ils furent  brefs.  Ma  mère  n’a  pas  pleuré ou si  peu, pas comme  l’autre  jour au téléphone  lorsqu’elle  m’a annoncé l’état du chien. J’attends. Je  ne  pense  pas ou, tout au  moins,  j’évite de  me  projeter d’une seule seconde dans  le futur. Je subis simplement  les événements, aussi  insupportable qu’ils soient. J’accomplis simplement ce qu’on m’a demandé de faire.  C’est tout aussi  insupportable.  Ne  pas  penser,  ne  pas anticiper d’une seule seconde. C’est comme être étranger  à soi-même.  Voilà,  il est  14 heures. Le  personnel de la clinique arrive.  Je sors de  la voiture et  ouvre  la  portière arrière. Le chien  me regarde. Inquiet. Je  libère  la  laisse et  je saisis  l’animal dans  les  bras. Il s’agite  un peu. Ses  yeux sont  injectés de  sang. Je resserre  mon étreinte sur  lui afin de mieux prendre  le carnet de santé du chien posé sur  la  banquette. Je  me dirige  vers  la clinique. J’ouvre  la  porte et  pénètre dans  le hall d’accueil. Je  m’avance vers  le comptoir.  Derrière et sur  le côté, des étagères garnies de  produits vétérinaires et d’aliments  pour animaux masquent  les  murs. Je suis attendu. L’assistant me conduit dans  le cabinet du vétérinaire. Pas d’odeur  particulière.  Je dépose  le chien sur  la table d’examen. Lui d’habitude si exubérant est étrangement calme. Il reste campé sur ses  quatre  pattes. Debout. Le vétérinaire  me  parle de  l’état du chien. Il  me fait  part de son étonnement face à  l’évolution rapide de  la tumeur. Tout en  l’écoutant,  je  caresse  le dos du chien. Comme  pour  me donner  bonne conscience. Comme pour  m’excuser auprès du chien. Dans  un geste  hypocrite. Le vétérinaire  prépare son  matériel. Rapidement,  il  pose  une  voie sur  la  patte antérieure droite du chien qui  ne bronche  pas. C’est tout  juste si  la bête  n’a pas tendu sa  patte comme  pour… L’assistant  occulte  la  fenêtre qui donne sur  le  parking en déroulant  un store  à  lamelles. Le  praticien saisit  un flacon de verre rempli qu’un  liquide rouge et en prélève une quantité avec  une seringue. Prestement,  il positionne  l’aiguille sur la voie. Il  pousse  le  piston de  la seringue. Personne  ne  parle. Dans  l’instant,  l’animal s’écroule sans  un cri, sans  un soubresaut J’accompagne sa chute sur  la table d’examen. Je continue  à caresser son poitrail.  Est-il endormi  ou  mort ? Etait-ce une piqûre pour endormir avant d’effectuer  l’injection fatale ? Je  n’ose demander. Le vétérinaire  me parle de  l’évolution de  la tumeur du chien. D’un geste  précis,  il  ouvre  la gueule du chien  et  me fait  voir  l’intérieur de sa gorge. La vision d’une  horreur  noirâtre. L’animal est étendu sur  le côté. Je  passe toujours ma  main sur son corps chaud. Je  me décide enfin  à retirer son collier. Difficilement. Mon regard est attiré  par  un frémissement de sa babine. Ce frémissement se reproduit  à  plusieurs  moments. Un simple résidu d’une  parcelle de vie. Un réflexe comme la grenouille étêtée en cours de biologie au  lycée. C’est fini. Si simplement. Je quitte  la salle. Je signe  des  papiers  pour  l’incinération. Je règle  les frais. Je regagne  ma voiture.

Dans un peu  plus de deux  heures,  près de deux cent  mille Haïtiens vont  mourir dans  un tremblement de terre.

 

 

Au nom du père
Par Mustang - 2010-02-03 16:25:02

Au nom du père

 

Voilà déjà bien longtemps que  le livre de Paul Théroux, The  mosquito coast, à la suite du jeune Charlie et de son  père Allie, m’avait entraîné dans  une formidable  aventure  picaresque  sur  une côte  hondurienne. Le regard de cet enfant sur   la folie destructrice de son  père qui s’était  mis en tête d’entraîner sa famille vivre dans  la  jungle et de construire  une  usine à glace m’avait bouleversé.

Ce  n’est que récemment avec  le  livre de Cormac McCarthy, The Road, que  j’ai retrouvé  un rapport aussi  intense entre  un  père et  un fils, mais  là,  à l’unisson, dans une  lutte  pour survivre. A  la  luxuriance du langage de Théroux, à  l’image de  la jungle, succédait la froideur et  le dépouillement, tant dans l’écriture que dans la description des  personnages et du  monde  post atomique dans  lequel  ils évoluaient.  Cependant, dans ce roman, le  lecteur  ne  peut qu’imaginer les sentiments qu’animent  les  héros. Rien ou si  peu en est dit !

Puis voilà, je viens de  lire le dernier roman de David Vann, Sukkwan island ! Un  père et son jeune fils  partis vivre seuls sur  une côté glacée de l’Alaska. Cependant, ce  père  est faible, égoïste. Le séjour  tourne au  naufrage, jusqu’à  l’inouï. J’avoue avoir été sonné par  l’événement fulgurant, improbable,   qui clôt  la  première partie du  livre. J’ai  parcouru la seconde  partie  avec la nausée. Un livre  à la fois glaçant et brûlant. Insupportable?

 

Trois  livres, trois destins.

 

Paul Théroux, The  mosquito coast ( La côte des  moustiques) - Calmann-levy (1983)

Cormac McCarthy, The road ( La route) - Editions  de  l’Olivier  (2008)

David Vann, Sukkwann island - Gallmeister (2009)

 

 

Une semaine après
Par Mustang - 2010-01-10 16:32:17

 

 

          On reprend  les  mêmes, et d'autres encore. Ce dimanche  10 janvier,  nous sommes  25. En une semaine, les conditions  ont bien changé,  mais  l'enthousiame est  le  même.

 

Les  retardataires sont accueillis comme  il se doit.

 

 

Et c'est  parti tout de suite dans  le vif du sujet!

 

Regroupement sur  la route.

 

 

On continue sur la route  pour  l'instant et  on  court dans  les  ornières d'un véhicule.

 

 

  Nous  n'apercevons  pas  la faune de  la forêt. Ah, si là, un lutin:

 

 

 Son apparition est fêtée comme il se doit:

 

 (photo: Béatrice F.)

Puis  on quitte  la route!!!!

 

 

 

 

 

   (Photo: Riah50)

Bon, qui est-ce qui  ouvre  la  piste ????

 

 

 

       (Photo: Béatrice F)

 

 

    (Photo: Riah50)

C'est assez épuisant de courir dans  la  poudreuse!!!

 Là encore,  j'ai  pu saisir  un passage de  lutin:

 

 

 
(Photo: Riah50)

 

Bon, ce  n'est  pas tout  ça, où allons-nous?

 

Finalement,  nous allons  monter  à la Croix Médavy.

Nous  y croisons  un skieur de fond

 


 

 Nous voilà  à Médavy!

 

   ( photo: Riah50)

 

Certains veulent  prendre  un départ rapide par  la route, mais  non, nous  passerons  par  les allées!

 

 

 

 

 

 

 

 Une bonne  pente  pour rire!!!

  et on rit

 

(photo: Béatrice F)

 

 Et ça remonte!!

 

 

 

 

 

                       ( Photo: Riah50)

 Voilà,  on arrive sur Radon apres  plus de  2h30 de course, assez épuisés quand  même!!

 

 

 

Sur  le  parking,  les vestiaires sont sommaires mais  il faut bien se changer pour aller au troquet!

 

 (photo: Béatrice F)

Le café a fait  le  plein  pour  l'anniversaire du Lutin!

 

 

 

 
(Photo: Riah50)

 

et  parmi ses cadeaux, quelques uns qui resteront dans  les annales:

 

 
(Photo: Béatrice F.)
 

 

RECREATION
Par Mustang - 2010-01-07 20:39:17

 

 

 

        Dès  hier soir, vu ce qu'il tombait,  il fallait s'attendre  à  une  journée  hors du commun.

 

 
photo  prise vers  23h


            Bon, il est  7 sept heures,ce  jeudi 7 janvier; première chose,  je sors de  mon garage avec  mon VTT.  Deuxième chose, je repose  mon VTT. Troisième chose, je  prends  ma  pelle et  je  m'ouvre  un passage jusqu'au trottoir. Ca  me prend  bien  30 minutes!
              Finalement, je vais  à  l'école  à  pied.
 
 
 
                                                          photo de  ma rue vers  7h30
 
                                                La  mairie de Damigny
 
 
     A  peine arrivé, le téléphone sonne. Il ne va  pas arrêter de sonner  pendant  plus de deux heures! Ce sont  les  parents qui  m'avertissent qu'ils  ne  pourront amener leur enfant  à  l'école! Il est vrai que  j'ai des  parents qui  habitent  loin, ce qui est assez étonnant  pour  une école de ville. 
      Quoiqu'il en soit, l'école  est  ouverte,  le service de garderie est  là, Stéphane  le cuistot de  la cantine, pardon, du restaurant scolaire, est  là. Bon, d'accord,  il habite à 20 m de  l'école!   Presque tous  les collègues sont  présents! Tout est  ok! Les employés communaux dégagent  un accès vers  l'école à  la  pelle.
 
 
       Les élèves  vont arriver au fil de  la  matinée.  J'aurai  un quart de  mes effectifs. Les collèges et  les lycées de  la ville d'Alençon , publiques comme  privés, sont fermés! Des  parents sont étonnés que  l'école soit  ouverte! Du côté de  mon administration, pas  un  message, pas  un coup de tél pour voir comment  les choses se  passent! Ben voyons! Elle, si  prompte à adresser des  messages  à tout va pour des enquêtes, se désintéresse aujourd'hui de  nos conditions de travail!
 
      Première partie de  matinée avec une quinzaine d'élèves de  ma classe et de celle de  ma collègue absente. Puis c'est  la récréation. Au début, je suis assez réticent à laisser filer  les gamins dans  la  neige. Ils  peuvent  glisser, se  blesser,  ils vont  être  mouillés! Bref, des ennuis en  perspective! Mais, mes collègues me convainquent de  les  laisser jouer, et  même de  se  lancer des  boules de  neige.
 

 
 
 
 
 
                        Ils  ont  l'air  perdu, dans toute cette  neige!
 
           Le soleil apparaît en fin de  matinée. La  lumière est  magnifique.
 
 
 
 
 
                                             Même vue que le matin  mais en  pleine  lumière
 
 
 
 

 

 

                                                   Une belle  hauteur de  neige sur la table

 

                              Un  peu de ravitaillement  pour  les  oiseaux!!!

 

                 Puis retour  à  l'école. Après  un  peu de  lecture et de géométrie, c'est  la récréation de  l'après-midi. Il fait beau,  pas si froid que  ça! On se  laisse gagner  par  l'ambiance. Une  partie de boules de  neige s'engage entre  les  maîtres et les élèves.
 
 
       ma collègue de CP  et néanmoins  mon épouse, Mireille!!! ( Eh, oui, mon épouse  bosse avec  moi!)
 
 
 
 
   Il  n'y a  plus de respect. Une coalition se crée dont  je suis  la victime!
 
 

 


 
 
       Même les signes conventionnels  ne sont  plus reconnus! Il  n'y a  plus de respect!
 
 
 
 Je  me sauve vers la sonnette  pour signifier  le fin de  partie, non  mais!
 
Et voilà  la collègue de CE1 qui fait son  portrait dans  la  neige!
 

 
 
Allez, hop, en classe, il  y a  la géométrie  à finir!!!
 
 
 
 

 


 

Bande d'Ecouves
Par Mustang - 2010-01-03 17:06:44

 

Première  sortie 2010, ce dimanche  3 janvier,  mais  rien de changer, les acteurs et  les  lieux demeurent  identiques.

Il est  9h00, ce  matin froid, à Radon;  le  parking se remplit, cependant des efforts sont accomplis au niveau du covoiturage. Il est désormais  mal vu d'arriver seul, en voiture, n'est-ce pas -loulou- !!!!

 

Benoît- le Lutin - Yannick - L'Essuin - Josette - Cathy - Eric - Sylvie - Mireille - Thomas

 Nous sommes  19 à   prendre  le départ  pour notre sortie dominicale en forêt d'Ecouves.

Juste avant  le départ,  le Lutin se fait  remettre  un livre fort  instructif afin de fournir  la  matière - c'est  le cas de  le dire- à un  prochain billet.

Naïf que je suis,  j'ignorais qu'on  puisse  écrire des  livres sur ce sujet!!

Et c'est  parti  pour  une bonne sortie! Cette fois-ci,  on va tâcher   de  ne  pas  perdre trop  monde comme  ce fut le cas dimanche dernier!

En vérité, il  n'y a  pas de brume  mais  plutôt de  la buée sur  l'objectif  de  mon appareil!!

Pendant que certains s'amusent, d'autres bossent ce dimanche  matin!

Laurent et le Lutin avec  un copain fermier

Nous continuons en  lisière de forêt  par  un chemin qui domine  offre de  belles échappées sur  la  plaine d'Alençon.

Il  y aussi des chevaux dans  les  herbages!

 

Le  peloton s'étire.

 

Cathy dont c'est  l'anniversaire aujourd'hui ferme  la  marche.

 

 

Arrivé  au Frou, quelques uns vont obliquer  vers  une sommière qui  les ramènera au Vignage.

 

Nous continuons  maintenant  en forêt  mais en  lisière. Nous arrivons en vue du charmant village de St-Nicolas des Bois. Etonnant, non? Avec son allure vosgienne  ou jurassienne  et  pourtant  nous sommes  à  la frontière de la Normandie et du Maine.

 

Une autre vue sur la  butte Chaumont  juste avant de rentrer en forêt.

 

 

 

Chacun va  à son rythme  mais  pas de souci, on s'attend  dans la bonne  humeur!

 

La sortie se  poursuit  jusqu'à la Croix-Madame  par  une sévère  montée puis ce sera  la descente vers Pierre-Chien d'abord  par  une sente puis, comme souvent, en coupant!

 

 

 

La descente continue vers  le Vignage

 

Nous en sommes  à 2 h 15 de course  avec près de  20 km au compteur,  nous sommes bien content de rentrer. Les toits du village de Radon apparaissent au travers des branches.

 

 

 

 

Voilà,  la sortie se termine. Quelques étirements,  on se change sur  le parking. Brrrrrrrr!

 

Puis  nous prenons  la direction d'un  lieu  bien agréable  pour se ressourcer!

 

 

 

 Bon anniversaire Cathy! Oups, c'est elle qui  paie  la tournée! La semaine  prochaine, C'est celui du Lutin! Venez tous, c'est  lui qui va  payer  la tournée, on a réservé  le bar et  les fûts de bière!!!!!!

 

Et  un bien beau  parcours encore  une fois! ( merci  l'I-pood de L'Essuin!)

 

 

Out of the night
Par Mustang - 2009-12-27 20:39:49

 

- acte  I -

Out of the night that covers me,
Black as the pit from pole to pole,
I thank whatever gods may be
For my unconquerable soul.

In the fell clutch of circumstance
I have not winced nor cried aloud.
Under the bludgeonings of chance
My head is bloody, but unbowed.

Beyond this place of wrath and tears
Looms but the Horror of the shade,
And yet the menace of the years
Finds and shall find me unafraid.

It matters not how strait the gate,
How charged with punishments the scroll,
I am the master of my fate:
I am the captain of my soul.
 
 
 
 
 
 
 
- 244
 
 
 
 
 
 
 
Depuis l'obscurité qui m'envahit,
Noire comme le royaume de l'enfer,
Je remercie les dieux quels qu'ils soient
Pour mon âme indomptable.
Dans l'étreinte féroce des circonstances,
Je n'ai ni bronché ni pleuré
Sous les coups de l'adversité.
Mon esprit est ensanglanté mais inflexible.
Au-delà de ce monde de colère et de larmes,
Ne se profile que l'horreur de la nuit.
Et pourtant face à la grande menace
Je me trouve et je reste sans peur.
Peu importe combien le voyage sera dur,
Et combien la liste des châtiments sera lourde,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.
(1875) William Ernest Henley
 
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