KikouBlog de Mustang - Juillet 2009
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Archives Juillet 2009

Vive la Suisse

Par Mustang - 21-07-2009 22:30:56 - 2 commentaires

 Je  profite de ce samedi 18 juillet  pour faire  une escape en Suisse!

 

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Mes prunes

Par Mustang - 18-07-2009 12:10:28 - 10 commentaires

La semaine dernière, c'étaient les cerises,

 

            aujourd'hui, c'est au tour des  prunes

 

 

Ce n'est  pas de  la tarte, les  branches du prunier sont souples!

 

 

 

Petite récolte de 5 kg de fruits, et  oui, le jardin est petit!

                            et c'est ensuite la longue corvée du dénoyautage!

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
le sucre, un peu d'eau  et un jus de citron
 
 
 
 
 
et zou, tout ça à cuire !!
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Humm, ça sent bon, même le chat s'en lèche les  babines!!!!
 
 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 La cuisson avance,

                    le moment est délicat, je cuis la confiture à vue d'oeil

                                                    et je la teste avec l'assiette froide!

 

 

 La semaine dernière, pour les cerises, c'était parfait,

                     là, hummmm, la cuisson est un peu trop avancée!

 

 

 Tant pis, hop dans les  pots qu'il faut retourner pour la conservation!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 et voilà le résultat!!!

 

 

 

 

 Bon, demain j'attaque 5 kg d'abricots!

           Puis ce sera bananes-rhubarbe

                                 les mirabelles

                               Après ce sera les  myrtilles

                                            et dans un mois, les mûres!!

 

                                            

 

 

 

 

 

 

 

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CIEL

Par Mustang - 15-07-2009 21:07:01 - 7 commentaires

Simplement,

                      ce soir,

                       dans le jardin,

 

                                              un ciel magnifique

 

juste un regard, le temps de  saisir l'appareil photo, tout avait changé, mais, cependant, il reste une trace..........

 

 

 

 

 

 

 

 

un voile, juste une émotion, même pas ces  nuages aux formes évocatrices, juste une trace de blanc dans un bleu d'azur, juste une émotion fugace, un soir d'été, dans un jardin!
 
simplement ça et que c'est bon de  pouvoir regarder ça!

 

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Au bout du couloir

Par Mustang - 04-07-2009 00:37:37 - 5 commentaires

 

 

 

Au bout du couloir

 

L’ascenseur nous dépose au second étage. Dans le  hall,  un lit est échoué dans  un coin. Je  pousse  un battant de  la double  porte qui donne accès au service. Des  bureaux vitrés à notre gauche, nous avançons et  prenons  le passage sur notre droite. Nous débouchons sur  un couloir. J’en connais  l’odeur, l’ambiance. Une  petite dame au visage émacié, la tête  penchée sur l’épaule, s’interpose. Elle tient serré dans ses  mains  un livre usagé de  la collection Poche et une  paire de lunettes dont  les  branches sont entravées  par  un lien. Elle essaie vainement de dénouer ce  lien. Elle interpelle  Mireille en  lui disant d’une voix douce et trainante «  Je fais des  progrès… ». Nous  la regardons repartir dans ce  long couloir. Mireille  ne  peut contenir son émotion. Je suis décontenancé. Cet endroit m’agresse. Mais  nous n’avons  pas  le choix ! D’ailleurs avons-nous  à quelque  moment que ce soit,  le choix ? Ne  nous sommes  pas    à la  merci d’un courant violent qui nous emporte, tel un fétu  sur  les flots de  la vie? Nous avançons dans ce  long couloir. Les  portes sur les chambres sont  ouvertes. J’aperçois des vieillards dans  leur  lit  ou sur une chaise, habillés d’une camisole. C’est ça aussi  la vie ??

Ce couloir  n’est pas vide. Des femmes en tenue  bleue,  minces  ou grosses, petites  ou grandes le  parcourent très affairées. Nous les saluons. Nous continuons  vers  le fond du couloir. Porte 231. Mireille frapper  à la  porte, attente, et  nous rentrons.  Elle est  au fond de  la  pièce, le  lit près de  la fenêtre. Enfin, elle  n’est pas dans  le  lit, mais dans  un fauteuil. C’est bien qu’elle soit près de  la fenêtre, moi, j’ai toujours choisi  le  lit  près de  la fenêtre ! Certes, la vue est  nulle, mais cette idée de pouvoir regarder dehors, cette  possibilité de porter son regard à l’extérieur, vers  le ciel, cette  possibilité d’un rêve, d’être dehors, de s’évader un instant, juste un instant, c’est si bon de regarder  le ciel !

Son regard s’illumine dès qu’elle  nous aperçoit. Son regard de celle qui ne sait  pas,  notre regard de ceux qui savent. Tout de suite, nous échangeons des  banalités d’usage. Je  n’ai jamais su exprimé  mes émotions sur le coup, au contraire  de Mireille. Nous discutons ensuite. Et je vois  bien qu’elle cherche dans  nos  yeux  bien  plus que  les paroles que  nous  lui apportons. Pourtant, il faut bien lui dire certaines vérités, trop définitives. Alors, ce sera un petit peu, à chaque visite. Pour que l’acceptation se fasse. Mais accepter quoi ? Tous ces compromis avec  la vie ? Peut-être ? Oui, l’idée est  belle, je veux dire quelle espérance ! Cela  me rappelle un débat que j’ai eu  avec  un copain de  lycée sur ce sujet, il y a si longtemps. Objectivement, oui continuer  à  lutter coûte que coûte, même  pour  une  journée de vie supplémentaire, et  il  m’avait convaincu.  Cependant, j’ai dit  à mon toubib que, pour moi, il  n’y aurait pas de compromis. Vite dit !

 A chacune de  nos visites qui vont suivre, je serai étonné et à la fois admiratif de voir ses concessions pour pouvoir retourner chez elle, dans sa  maison. Elle est  prête  à tout. Maman. Ton courage me renforce. Ça va être si difficile, si difficile. Hier soir, j’ai passé ma  main dans tes cheveux, sur ta  joue.

Il y a  un an, comment aurais-je  pu penser cela ? C’était  moi qui  me débattais avec  mon cancer. Et voilà qu’à l’automne suivant, c’est au tour  de  ma  mère d’en subir  les attaques  insidieuses. Tout  ça  à cause  de  l’impéritie de son toubib ! Mais  il est trop tard. Les  métastases  lui bouffent le dos ! Encore  au printemps dernier, lorsque  j’allais tondre  la pelouse, elle venait s’assoir sur le  muret du jardin  pour me regarder. La dernière fois, elle était restée seulement à sa fenêtre. Comme Brel  disait Du lit à la fenêtre, puis du lit au fauteuil et puis du lit au lit.

Nous allons t’accompagner ; non, ce  mot sonne faux. Je n’ai pas de  mots. En vérité, je n’ai pas envie d’avoir de  mots pour décrire ce qui va arriver. Pour ne pas affronter la réalité ? Non,  seulement, pour que rien ne soit définitif. Je t’aime, maman.

 

 

 

J'adore cette  photo. Tu es au centre, rayonnante  au  milieu de tes amies. C'est  la fête  en cette année 1953  à Exmes.

 

 

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