KikouBlog de Mustang - humeur
Mustang

Sa fiche

Dans la catégorie humeur

Soyons extraordinaires !

Par Mustang - 04-05-2015 17:39:08 - 7 commentaires

A quelques  jours des Interclubs - rencontre classante d'athlétisme entre tous  les clubs de  la région sur deux tours -,  je  ne résiste pas au  grand  plaisir de vous proposer le superbe texte qu' a écrit  mon vice-président pour le blog du club l'A3Alençon

L'enjeu  pour  nous est de rester en National 3 .

 

"Le paradoxe de la condition humaine, c'est qu'on ne peut devenir soi-même que sous l'influence des autres." Boris Cyrulnik.

Nous voici à quelques jours d'un des plus grands moments du calendrier de la FFA : les interclubs !

Les 9 et 23 mai, notre cher club alençonnais va affronter les meilleurs clubs de la Basse-Normandie pour conserver sa place en Nationale 3.Que le challenge est beau ! 

Nous, athlètes, petits et grands, jeunes et moins jeunes, allons donner le meilleur de nous-mêmes pour porter l'A3 Alençon sur le toit du département et pourquoi pas aux meilleures places régionales.

Source d'engagement et d'épanouissement personnel, la pratique de l'athlétisme est aujourd'hui au cœur d'un processus réel d'inclusion sociale. Que l'on soit pauvre ou riche, blanc ou noir, du centre ville ou des quartiers sensibles, nous nous retrouvons régulièrement ensemble sur la piste, solidaires les uns des autres.

Les meilleurs d'entre nous seront sans doute à la fête et, poussés par tout un club, vont se transformer en champions inégalés.

Et comme tout le monde est à la fête, tous les autres athlètes vont ouvrir leur boîte à courage et s'arracher le cœur pour dépasser leurs limites. Quel moment unique de partage !

A l'heure de la solidarité et des actions citoyennes, les interclubs d’athlétisme sont l'exemple parfait de ce que le sport peut apporter de plus beau à la vie collective : être une ressource pour chacun, dans sa différence !

Soyons rapides. Lançons loin. Sautons haut. Et transformons-nous en une impressionnante vague collective qui réussit et dont le destin banal peut - l'espace d'un instant - devenir extraordinaire !

Sébastien  Marchal, vice-président de l'A3Alençon

 

 


Voir les 7 commentaires

Sic transit gloria mundi

Par Mustang - 19-04-2015 20:20:39 - 9 commentaires

Ainsi  passe  la gloire du  monde......

Ce dimanche  19 avril, vers  16h, nous venons de quitter Alençon, sur  la route du Mans, pour aller visiter le prieuré de Vivoin (!).

A la sortie d'Alençon, et dans  les  villages traversés,  la foule est  nombreuse sur le bas-côté. Les bistrotiers  ont sorti les  tables.

Qué passa ? 

Rien  ou si  peu ! Simplement,  la foule s'est  massée  pour voir  passer  les  motos de ceux qui  ont assisté aux  24 h du Mans  moto !

Jeunes, vieux, enfants, assemblés  pour voir  le spectacle dérisoire de  motards  passant sur  la route .

!

Désolé  pour la qualité des images !

En 2008,  à la  même date de ces  24 h  motos,  j'avais, avec  des amis,  participé au relais UFO Ultra Méga Toff qui reliait Monaco à Monaco après tout en un périple en Europe en courant ( en favuer d'une association caritative  pour les enfants) voir ICI . Nous avions pris  le départ  à minuit à Sées après  le relais de GGO pour  rejoindre  la Bazoge au nord  du Mans, après  un  périple nocturne de  75 km  bouclé en  8 h !

J'avais écrit  un article avec  photo  pour  le  grand  quotidien  régional Ouest-France afin que notre périple soit conté ! Macache, nada ! Ouest-France avait  préféré faire un long article sur ce  public assis en bord de route  pour  voir  passer  les  motos  de retour des  24 h du Mans ! 

Bien sûr, j'avais félicité  le rédacteur en chef  pour la qualité éditoriale du  journal !

Sic transit gloria  mundi !


Voir les 9 commentaires

Chroniques d'avril

Par Mustang - 14-04-2015 23:37:06 - 12 commentaires

Avril est  là,  le temps est superbe. Ce  6 avril, nous décidons d'aller  à  la  mer. Nous atteignons Saint-Germain-le-Vieux que  mon GPS a eu  bien du  mal a trouvé. En ce début d'après-midi,  la  mer s'est retirée. En vérité, cela fait bien  longtemps qu'elle s'est retirée. La  houle s'est faite terre.

Cependant, elle a  laissé son empreinte. Le regard repère vite  dans  la tourbe  les  nombreux  coquillages  parmi  le blé en  herbe.

Le  paysage est  humble.


Des  images simples... comme  le bonheur !

Nous  n'irons  à la vraie  mer que  le  jeudi suivant !

Vous  gardez vos réflexions sur  les verres de  bière !

Le samedi, ce sera  un  meeting d'athlétisme  à Coulaines. Sale temps  mais beau stade. Les  jeunes  du club doutent  pour leurs  perfs  à venir ! Je vais  prêter main forte au concours de la perche. Robin, éminent  kikou  ultramarathonien mais néanmoins  licencié FFA à Athlé72   me rejoint. On  passe  un bon  moment.

Et dimanche, c'est direction Vire  pour  un reportage  photos  pour NCAP. Au  programme  un trail urbain. De Vire,  je ne connais que  l'andouille et  le stade d'athlé !  Arrivé sur  la  place du château,  je vais  m'apercevoir assez vite que  le  parcours  proposé est  particulièrement engagé. Nous sommes sur  un  promontoire qui domine  la rivière. La vallée est  très encaissée. Ca va crapahuter dur sur  les  pentes ! Un parcours de  7,5 km et  un autre de  15, soit deux boucles !

Beaucoup de  lumière, trop  même ! J'ai du  mal  à trouver  un bon spot surtout que  le circuit fait de sacrées  boucles sur  les  pentes et  je  n'ai pas vraiment bien compris dans quel sens  les coureurs allaient  les  parcourir. Mais  ma Mireille  me  met dans  le bon chemin !

Le soleil tourne, les arbres bien qu'encore dénudés  font des  ombres sur les visages.  Nous changeons d'endroit. Après avoir traversés une friche  industrielle, nous  longeons  la Vire. Oui,  la Vire coule  à Vire !

Assis sur  le  parapet,  j'attends  le retour de  la deuxième boucle. Je suis distrait  par  une  bergeronnette des ruisseaux.


Voilà les coureurs dans  la deuxième boucle. Les jacinthes tapissent  les  parois rocheuses.


Plus de  1200 photos  à trier. Ca se fera  à la maison. Puis  les  réduire et  les envoyer sur  le serveur de Wilh  en  me connectant avec  une  liaison extranet.

En rejoignant  la voiture,  une enseigne attire  notre regard. Pauvre Ché ! Bof,  du côté de Cherbourg,  il  y a  bien  un pizza  nommée MonaPizza !


Lundi  13... hum,  pas terrible le  13.  Retour au Mans  pour une visite chez  l'oncologue.  Conversation détendue mais comme  le crabe n'en fait qu'à sa tête -  une tête de crabe  (°°) -,  on  passe en  phase  II. Sympa,  le  premier traitement a tenu  6 mois. Celui-ci, associé au  premier traitement, a  un taux de réussite de 30%.  Faut  être  joueur ! Allez,  on se revoit dans  un  mois en passant  par  la case scanner. La  phase III  me  pend au  nez... En attendant  la  phase IV. Tiens, Phase IV, amis cinéphiles, ce titre  ne vous dit rien ? Je  garde  un grand souvenir de ce film de  1974. Les  plus curieux  iront voir sa fiche ! Mais ce  n'est pas assez gore  pour le Lutin !


Mardi, c'est  l'été ! Vite un détour par  l'hôpital récupéré  un scan... ah, oui  j'ai des emmerdes ailleurs. glissons !

Midi, coup de fil de  la Ligue. C'est  officiel,  je suis  juge chef de sauts fédéral. J'en suis  particulièrement fier !

Repas  léger car c'est  la guerre  à la  prise de  poids. Puis  un bon tour en vélo dans  la campagne alençonnaise. J'ai  prévu  la  plaine  pour  ne  pas trop tirer sur  la  machine mais  je  me  paie  un côte bien relevée qui  me fait exploser  le coeur !

Les  paysages sont si  simples mais c'est cette simplicité qui  les rend si attachants ! Le  printemps est vraiment  là. C'est  la fête dans  les fossés et  les talus : ficaires,  violettes, primevères, anémones, orchidées, scabieuse.

Même  la courbure  de  la voie rapide  m'enchante !



Après avoir traversé Bursard,  je  prends la route d'Essai. Ici, c'est  le  pays du cheval .

Essai,  le berceau de  ma famille ! Désormais, c'est  plutôt  son tombeau. Arrières-grands-parents, grands-parents, oncles, tantes, cousins sont sous  le  marbre du cimetière. Ca a  un côté  pratique  à la Toussaint,  on ne fait qu'un voyage  pour  fleurir  les tombes.

Retour par  la forêt de Bourse. La sève  n'a pas encore atteint  les bourgeons !

Sémallé,  une  piste d'entrainement  pour  les chevaux. Courbure  parfaite de  la  piste.

Sur  la gauche,  là, derrière  les  maisons, vous  ne  le voyez  pas,  mais  il  y a  un champ. Et sous ce champ, qui y a-t-il ? Une villa gallo-romaine. Comment  je  le sais? Voilà déjà  un bon paquet d'années,  j'étais venu avec mes élèves faire de  la  prospection de surface sous  la conduite d'un archélogue. Sigilé,  petits vases romains, vaisselles diverses, tégula. On  y trouva  même des silex taillés !

Retour  à Alençon, je passe  chez  le Lutin  mais celui-ci est en vadrouille. Tant  pis,  je  prendrai  mon verre d'eau  à  la  maison, dans  le  jardin.


Ensuite tonte de  la  pelouse. Et que trouvé-je dans  un coin du  jardin? Une  morille ! Si ce  n'est  pas  un signe !

Et  pour finir,  un petit coup fil  à  mon petit-fils!

Voilà,  ne garder que  le  meilleur et  oublier  le reste ! Quel beau  mois d'avril ! Le semaine prochaine, envol en famille  pour Cambrigde et Londres !

Voir les 12 commentaires

fifty-two years after

Par Mustang - 02-10-2014 14:18:47 - 13 commentaires

1962

 

2014

52 ans après,  en ce début d'automne tout vibrant d'un soleil estival,  je retournais à la  Mer de Glace.

Certes,  j'ai pris  un coup de vieux,  mais  le glacier en a  pris  un sérieux aussi  Clin d'œil

Désolé, en dépit de ce qui se fait sur  le web dans  la  même situation,  je  n'ai  pas repris  ma tenue de  1962... hum   les sandalettes pourtant !!!

Voir les 13 commentaires

Grouink !

Par Mustang - 13-06-2013 20:11:59 - 7 commentaires

Je veux bien  être  gentil  mais  là  faut  pas exagérer. J'arrive au col de Savi au-dessus de Vico, endroit superbe  pour  pique-niquer  à l'ombre avec  un  panorama  sublime. Eh bien, pas  moyen  la  place était  prise!

Ah les  porcs !

Y en a  même  un qui a voulu que  je  le redescende en voiture:



Certainement  pas!

D'ailleurs  j'avais déjà refusé de  prendre en stop  les vaches même si elles  la  jouent fine avec  leurs veaux!



Faut  pas exagérer!

Voir les 7 commentaires

Le Chemin

Par Mustang - 03-05-2013 23:06:07 - 9 commentaires

Dimanche, en principe c'est direction Radon  pour la sortie écouvienne. Mais cette année, ce  n'est  plus que rarement que  je  me  plie  à ce rituel. Pour quelles raisons? Vacances, courses, autres... !

Depuis  hier,  je  me  pose  la question, vais-je courir  en forêt demain? La météo est bonne. J'hésite  avec  une sortie  en VTT. Mon Scott est resté accroché tout cet  hiver dans  le garage, trop de boue en forêt! Mauvaise raison! L'autre Scott route a eu  ma  préférence. La  promesse du  printemps, enfin,  m'incite à aller en forêt,  mais  pour cette fois j'irai  à  pied. J'ai très envie d'emprunter  le chemin qui  y conduit depuis  mon village. Ce chemin,  je  le connais  pas coeur et je subodore qu'avec   le printemps retrouvé, il va  m'enchanter. Aussi, ce  matin,  ma décision est  prise,  je pars de chez  moi vers Ecouves.

Ce  n'est  pas aux aurores que je pars  mais  vers 9h30,  le temps que  la chaleur printannière commence  à s'exercer. Je  prends  la sente du Milieu  puis traverse  mon village. Mon corps semble en accord avec  moi  pour cette fois. Faut dire que  je  le  ménage maintenant. Les  premières foulées à un rythme  lent  permettent  de  mettre aux  muscles et aux tendons de  s'échauffer sans brusquerie. Seul  mon esprit est tendu, avide de  capter  toutes  les sensations que  me procure  ma  progression. J'atteins  la campagne rapidement dont  l'horizon est  barré  par  le  massif écouvien. Je suis agréablement surpris par  mes sensations, visiblement  mon corps  me donne  le feu  vert. 

Je traverse  la départementale et emprunte  le  premier tronçon du chemin. Au  loin,  j'aperçois  un coureur  à  pied. Ici,  on se connait tous et  j'ai vite fait d'identier celui qui  progresse vers  moi. C'est François.  Un très grand  ultramarathonien. Après  une  période de galère  physique, il est revenu en bonne forme.. et  il en profite. Nous  nous arrêtons  pour échanger sur  nos projets respectifs.  Ce court  moment me  permet pas de reprendre  mon souffle   à proprement  parler - je  ne suis  pas essouflé- mais  permet  à mon corps de se  mettre dans  le tempo de  la course! Je repars vaillant. La discussion  a enflammé  mon esprit de courses et de  prouesses. Un virage , une voie à traverser et  me voilà vraiment dans  le chemin.

Les  premières  jacinthes et  la cardamine des  près s'y sont données rendez-vous. C'est  un chemin de  bocage, encore  humide des  pluies récentes,  mais j'attends  l'autre, celui  ouvert sur la campagne, sur ces grands espaces que  j'affectionne. Encore  une route  à traverser et  j'y suis.

 Non, rien de grandiose,  la simplicité de  la  nature  normande. Un  pré, un merisier dans  une exubérance blanche.


Un chemin tout simplement. Dans  le ciel,  l'alouette s'égosille avec ses trilles  en volant sur  place avant  de  plonger vers  le sol.

Je continue  ma  progression. le chemin à découvert retrouve  ses  haies  protectrices. La forêt se fait  plus proche.


Un banc  incite au repos. A vrai dire,  je  ne sais  pas si un séant s'y est  jamais posé  mais  l'idée de ce banc  ici est réconfortante. C'est  une  invitation  à  la  nonchalence.

Le chemin débouche sur  une  ondulation de  la terre. Quelque soit  la saison,  j'ai toujours été fasciné  par cette  perspective dénudée, comme  la  perfection d'un jardin japonais.


Je retrouve  la route qui  me conduit dans  un faubourg de Radon. Puis c'est  la  montée vers  la  lisière en  petites  foulées. Je suis  bien.

Je  me retourne  pour apprécier  le  paysage. La campagne est  légèrement embrumée mais sa vue est  bien apaisante.

Je continue  ma progression en forêt par  un chemin relevé.


L'air est tranquille. Je suis seul. Je traverse  le carrefour du chêne  à  la taverne pour  pénétrer dans  une sapinière. Verticalité des fûts  jaillissant d'un tapis de  mousse.


J'oblique vers  la  gauche par  une sente  humide qui s'élève ensuite vers  une  hétraie.  Seul le chant des  oiseaux de  la forêt  m'accompagne. Cela  me suffit.  J'ai  l'esprit en  paix.

Je traverse  le chemin de  la  messe  pour emprunter  une  longue sente. Les  hêtres commencent à se réveiller et tendent  leurs  jeunes  pousses vertes.  Ma foulée s'alège. Mon esprit également. C'est dans  une sorte d'apesanteur  grisante que  je  progresse. Il  y avait  bien  longtemps que  je  n'avais été dans de telles dispositions. c'est  très troublant et  jouissif  à la fois.  Une sentiment d'éternité  m'envahit...

Mais  il faut bien rentrer. Je retrouve  la route qui conduit  à Médavy, empruntée il  y a 15 jours par des  milliers de coureurs. Une  pensée pour Alexandre pour qui c'étaient  les dernières foulées de sa  jeune vie.


Mais  je  ne reste  pas  trop  longtemps sur cette route et  oblique aux Ragotières  à droite vers  un chemin  boueux,  largement boueux! C'est  un petit  moment  ludique! puis  à gauche   pour  une  longue  ligne droite bocagère.  Je débouche en  plein champ . A  ma droite,  la  butte Chaumont. A  nouveau  une route. J'hésite. Je rentre  par Colombiers par  la  route  ou  la voie romaine. Je sais  ce chemin  particulièrement  boueux et défoncé  par  les cavaliers.  Va  pour  la boue! Ne  pas se  prendre  la tête, ce  n'est que de  la boue;  Après cet épisode fangeux,  je reprends  ma foulée régulière, toujours aussi bien!  Voilà  la voie romaine.

Toujours émouvant de songer  à ceux qui  m'ont  précédé en ces  lieux  voilà  près de  2000 ans!

Bientôt  le clocher  de  mon village émerge au-dessus du colza  à la floraison entêtante.


Il est  bientôt  midi quand  je boucle  ce  périple de  plus de  21 km dont chaque  instant   a été  une  plénitude.

Il est des  moments  magiques comme celui-ci, pourtant  ô combien banal. Va savoir!  Je connais la réponse.

Voir les 9 commentaires

Marcus

Par Mustang - 18-01-2013 19:13:32 - 14 commentaires

Voilà, cet après-midi, un petit garçon est né à Montpellier. Il  pèse 4,3 kg  pour  55 cm (oui, dans  la famille, on fait du costaud!!).


Il s'appelle Marcus.


C'est mon premier  petit-fils!

 

Parents comblés, grands-parents également!

Voir les 14 commentaires

Il pleut.

Par Mustang - 04-12-2012 17:23:50 - 13 commentaires

Il pleut.

Il  pleut. Je gare  la voiture au Vignage. Je retrouve  ma forêt  après trois  mois d’absence. Je suis seul. J’ai  un  peu d’appréhension  à me  lancer.  Je  pars en  petites foulées sur la route sur quelques centaines de  mètres avant d’obliquer sur  la droite  pour traverser  la Briante sur une passerelle et attaquer  la  pente. Je  monte sans forcer  mais  j’ai  le souffle  un  peu court. Il  y a  mieux comme échauffement que cette  montée ! J’atteins  la sommière qui redescend en  larges virages vers le val. La  pluie redouble, c’est  une  pluie froide, épaisse, une  pluie de décembre, quoi ! J’oblique ensuite  à droite par  une autre sommière qui  me conduit au Buisson au Chat.  Je suis  à l’écoute de  mon corps, ma respiration s’est calmée et a pris son rythme. Mes  jambes ont  l’air de  bien aller,  pas de séquelles des  blessures récentes,  une  grosse  pensée  pour  ma  kiné ! J'ai  une  petite  allure sur cette sommière  plate,  mon corps est  bridé,  mes  toubibs  m'ont dit que c’est  le prix  à payer ! Mon esprit  ne  l’a pas encore accepté. Certes,  on  ne  peut  pas  être et avoir été,  mais cet « être » là me désole,  je sais,  je  manque  d’humilité. La  pluie redouble. Paradoxalement,  je commence  à  être  bien. Pourtant, les difficultés arrivent avec  une  montée de  3 km vers  Médavy. Pour  une reprise,  je n’ai pas choisi  le  plus facile. Allez, c’est  parti ; d’abord  la  pente est faible et  l’état du chemin est correct jusqu’aux  lacets. Là,  ça se gâte. Le débardage a bien  labouré le terrain. Tour  à tour,  je tente des  options pour  progresser, tantôt au centre du chemin, tantôt sur  les côtés. Mes Cabrakan achetées  le  matin  même accrochent bien dans cette  boue argileuse. Mon esprit s’est apaisé au contact de  la forêt et s’est  ouvert à cet environnement végétal que d’aucun  pourrait qualifier de triste alors qu’il est  magnifique dans sa  nudité. Je traverse  la route  pour  poursuivre  ma  montée mais  un  peu  plus  loin, j’aperçois le tracteur de débardage en train de  manipuler  les grumes pour  les empiler. J’effectue  un détour  à travers  la forêt afin d’éviter ces empilements qui  me  paraissent redoutables. Je  reprends  le chemin largement  labourés par  les roues épaisses du tracteur. Je  n’ai  pas d’autres choix que de courir dans ce  marécage argileux. Je suis surpris d’avoir cependant de bons appuis,  je  m’en amuse  même. Au fur  à  mesure que  je  monte,  la  pluie se transforme  en  neige ! Je  parviens  à  la sapinière sombre où se glisse  un sentier étroit au tapis si moelleux que  la  progression s’effectue dans  une sorte d’apesanteur troublante. Voilà,  j’arrive au char que  la  neige  a  pris  pour chapelle. Je reste quelques  minutes  pour  profiter de cet  instant sous  la  neige.

Je  n’ai  plus qu’à redescendre ! Rien que du  plaisir  malgré  le terrain, dans  une allure facilitée  par  la  pente !  Vers  la fin du  parcours,  le ciel se fait  plus serein. Voilà même le soleil qui apparaît, les gouttes d’eau accrochées aux branches étincellent, donnant ainsi  à la forêt  un avant-goût de Noël. Je rejoins  le Vignage au terme d’une balade d’un  peu  plus de  12 km. Je suis bien.

Voir les 13 commentaires

le Plaid de plage

Par Mustang - 30-05-2012 16:54:32 - 8 commentaires

- Quoi  un plaid ???Surpris

- Attendez,  il s'agit d'un  plaid de  plage!

-Oui, et alors?

- C'est  mon  plaid!

- Soit!

- De la marque PLAIDAZUR !

- La  belle affaire !

- Et  bien, cela fait  plus de cinquante ans que  je  pose  mes fesses dessus quand  je  vais  à la  mer! Samedi dernier,  je  l'ai encore déployé avec  plaisir sur la  plage de St-Aubin.  Oh, certes,  il a  un  peu vécu,  il est  un  peu rapiécé mais c'est  mon  plaid de  plage!

J'aime  beaucoup l'étiquette!


Ah, certes, ce  n'est  un coloris  ni  un  motif  à la  mode! mais  il fait très  bien l'affaire sur  une  plage,  le  plaid de  mon enfance !


Voir les 8 commentaires

Haut de page - Aide - Qui sommes nous ? - 0.15 - 477458 visites