KikouBlog de Mustang - Avril 2012
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Eloge de la folie

Par Mustang - 30-04-2012 19:22:09 - 10 commentaires

ELOGE DE  LA FOLIE

 

Voilà un an,  j’avais vu  un  lien sur NCAP vers  une vidéo d’une course. J’en fus sidéré de ce que je  vis et communiquai derechef ce  lien  à tous  les écouviens qui  partagèrent  mon enthousiasme; beaucoup promirent alors de se donner rendez-vous  pour  la  deuxième édition de cette  course  hors norme !

La  parole fut tenue et nous  nous sommes retrouvés une  petite douzaine d’alençonnais et assimilés ce dimanche  29 avril  au départ d’Hérouville dans  la course. Course vous avez dit ? Certes,  mais aussi course d’obstacles ! Car  le  principe de cette  course est surtout  la dérision. Les déguisements sont de rigueur ! Et  l’adjectif dingue le  maître  mot !


Depuis  24 heures,  les  bonnes  pluies avaient  parfaitement  humidifié (traduire  par détrempé)   le terrain. Vers  7hoo,  le soleil avait montré quelques velléités à se  montrer,  prétention qu’il abandonna rapidement afin de faire  place  à de beaux  nuages gorgés d’eau de bon aloi.


A  l’accueil,  nous avons  plaisir de retrouver un  kikou, Patcap21,  qui sera  le serre-fil du  10 km et  de faire connaissance de Bruno  le coyote, l’organisateur.

                             Le Coyote en  majesté de  la Folie

Ce  10 km spécial est  ma deuxième épreuve depuis  mon retour aux affaires et  je suis stressé comme  un  malade, aussi  je visite  à plusieurs reprise  les sanitaires  -très propres- de  la salle de  la Fonderie !

Allez,  je  pars effectuer  une  petite reconnaissance dans  le bois de Lebisey. J’y croise Wilh et Dom,  les  photographes de NCAP,  rigolards  à la  perspective des  photos qu’ils vont  prendre !!  Effectivement, quand  j’aperçois  le toboggan, en fait  une  bâche  noire tendue sur  une  butte,  j’imagine très  bien  la suite ! L’aire de départ  n’est  pas en reste : une  piscine, des  ballots de  pailles,  un -vrai- poulailler, une discothèque ( !), des  pneus, des tuyaux, encore des  bottes de  pailles  à escalader ! Ça  promet !


Voilà,  il est  10h30, la troupe de coureurs dont  plus  de  la  moitié est déguisée comme  à un carnaval se  presse derrière  un  mur de cartons empilés. Fines  mouches, certains dont  je  ne citerai  pas  le  nom, se sont  placés en avant… Le départ est donné, des  footballeurs américains défoncent  le  mur et  libèrent la  troupe qui les suit ! Des fumigènes enfument copieusement la rue. Puis direction  vers un  parc où un  impressionnant  colimaçon  nous attend. Vison ahurissante de centaines de coureurs tournant dans cette  spirale  infernale. Evidemment, ça  bouchonne  un maximum à l’entrée. Ça s’interpelle, ça rigole, ça crie,  ça chahute,  le ton est donné, sérieux s’abstenir !  Enfin  libéré,  il faut s’élancer  vers une succession de  buttes boisées. Des  câbles sont entendus entre  les arbres où sont suspendus du -petit-  linge en tout genre ainsi que des couches.

L’épreuve suivante  n’est encore  qu’un hors d’œuvre. Il s’agit de franchir  une demi-douzaine de rondins placés en travers de  notre  passage puis deux rangées de  petits  ballots de  paille. Je  m’acquitte consciencieusement de  ce petit steeple-chase et poursuit vers  un ensemble de  grands bâtiments modernes  après avoir franchi  une passerelle au-dessus  d’une rue. Ignorant de  la suite que  nous réserve  le  parcours, je suis aux aguets de ce qui va surgir comme épreuve  comme  un  gamin attendant  une surprise ! Elle arrive, elle arrive ! Après avoir contourné quelques  immeubles,  nous arrivons sur  une esplanade que domine  un  haut  bâtiment  bordé  par  un bassin ! Voilà,  il faut sauter  dans  le  bassin sur  lequel flotte  un beau dauphin en plastique, s’accroupir dans  l’eau pour  passer sous  une  passerelle et ressortir comme  on  peut du  bassin ! Le  public  nombreux est aux anges ! Les coureurs  trempés continuent  le  périple vers  le  parc de tout  à  l’heure en passant  par  un petit  pont décoré,  gardé  par des  personnages déguisés.

La course se  poursuit vers  le bois de Lebisey.  La  piste est  barrée  par une double rangée de gros  pneus de tracteurs. Pas de chichi,  c’est  à quatre  pattes et  les  mains dans  la boue qu’il faut  les franchir !  Les tenues des coureurs  sont bien moins fringantes. Des  malheureux qui  ont  fait  le  mauvais choix de courir en pantalon de survêtement de coton font tout  leur  possible  pour  le retenir, ce dernier alourdi par  l’eau  et la  boue,  glissant vers  le  bas inexorablement ! On revient en  longeant l’esplanade de  la Fonderie. En passant  entre les  round-baller empilés – si, si,  je suis  passé entre ! Qui a dit que j’avais  pris du  poids ?- c’est  une  porte qui vient d’être franchie : on rentre dans  le vif du sujet ! Et dans  la  boue !    Première épreuve,  un abri dit vietnamien. Il faut se  mettre à quatre  pattes dans  le  fossé  sur  lequel il est  posé  pour  le franchir. Les  parois du fossé  bien grasses rendent  très amusante  la sortie. Il faut continuer ensuite dans  un autre fossé.  C’est  là que  l’expérience des coureurs est différente. Il faut dire que  le contexte de cette course  a attiré beaucoup de  jeunes qui ne sont surtout  pas  habitués à courir sur  un terrain qui se dérobe sous  leurs  pieds ! Beaucoup  ont du  mal  à garder  leur équilibre,  hésitant  à courir dans  la  boue.

Le  parcours nous conduit à une structure de tubes  où sont entrelacés  des câbles. Je vois que  mes devanciers peinent  à enjamber  les câbles. Moi,  zou,  je  plonge dans  le gravier  pour  passer dessous ; aie  les genoux !  Et voilà   un des  grands moments du  parcours,  le toboggan ! Il faut d’abord se  hisser en  haut de  la  butte aux  pentes  bien raides. Il  y a  la queue. Le spectacle est  à la  hauteur. Tout  le  monde rit de voir  glisser  tant bien que mal  les coureurs sur  la  bâche consciencieusement savonnée par  un  préposé à la tâche ! Wilh est  installé en face  pour  immortaliser ce  grand  moment de rigolade. Enfin  mon tour, je  me  place  à gauche où j’ai repéré  une vague cuvette. Boudiou, que  ça va  vite. Et comme je  m’allonge, ça  va encore  plus vite. Gare à l’arrivée. Avec  la vitesse, comme beaucoup,  je continue sur  l’herbe où j’évite  mon devancier qui  peine à se relever ! Il faut repartir en  gravissant  à  nouveau  une autre  petite  butte qui  ne démériterait  pas sur  un parcours de cross !  Quelle sera  l’épreuve suivante ? J’en rigole d’avance. Le spectacle est aussi fourni  par  les concurrents aux  prises avec  les  obstacles !

                                                   Riah50 vraiment  pas sérieux  pour  un VH3

On retrouve  un chemin où  courir reprend son sens. Les tenues  bariolées des coureurs commencent s’estomper avec  la  boue ! L’obstacle suivant est  un double entrelacs de fils tendus. Il s’agit  bien de repérer le  meilleur  passage. je  m’acquitte rapidement de cette  tâche et  poursuit dans  le  bois par  une  piste de  plus en  plus boueuse. Les appuis ( !)  y sont  plus que fuyants !   J’arrive devant  une petite mare bien  boueuse. Il faut  sauter dedans ! En ressortir  pour sauter dans  la suivante ! Pour  la  troisième,  on a droit  à un pont  flottant ! Ils sont trop bons ! Certes,  ça  bouge beaucoup  mais  ça  le fait. Je saute ce pont trop court  m’attendant  à  au  moins  50 cm d’eau ! Tout étonné,  je retombe dans  5 cm d’eau ! Quoiqu’il en soit, bien  heureux  les vêtements en  lycra qui,  mouillés, ne sont  pas du tout  une gêne ! Ceux qui  ont fait  le choix du coton  ont  l’air  bien pitoyable avec  leurs vêtements déformés  par  le  poids de  l’eau.  A  nouveau  un pont flottant,  puis  une butte  boisée s’offre  à  nous. Les  pentes sont très très raides. Une échappatoire sur  la  gauche  permet aux  moins téméraires  d’éviter cet obstacle. Moi, pas question de  me dérober,  j’y vais. Une corde permet cependant de se  hisser sur  le  haut. Mais  il faut redescendre de  l’autre côté ! Oups ! C’est  une  patinoire de boue !  Je  me demande encore comment je suis arrivé en bas en restant debout !


                   le  Lutin va filmer de  bout en bout !!

Et c’est reparti  par des chemins plus sages. Dans  une clairière  une -vraie- vache  paisse en compagnie de son  gardien en tenue rayée ?? ( cf la vache et  le prisonnier).  !J’entends  l’orchestre de  jeunes  lycéens qui fait  le bœuf  sur  la scène du camion du Conseil régional. Effectivement,  on est de retour sur  l’esplanade où sont concentrés  les  obstacles  les  plus épiques pour  le  public qui  n’a pas  osé trop s’aventurer  dans  le bois  gorgé d’eau.  J’arrive donc à l’entrée  en contournant  l’enclos  où grogne  un -vrai-cochon  puis  il s’agit de sauter dans  la  piscine aux belles eaux  turquoises où flotte  un -faux-canard. A  l’instar de  mon  prédécesseur,  je  prends appuis de  la main pour sauter  par-dessus  le rebord.


Mais  j’ai  moins de réussite que  lui et  je  glisse  un  peu  à la réception  mais beaucoup  moins que  le Lutin !  Et ce  bain  a au moins  le  mérite  de  nous laver avant  le deuxième tour ! Ensuite  il faut escalader des  bottes de  paille pour atterrir dans  un  poulailler. Le Coyote m’encourage du geste et de  la voix !  


Là, dingue  pour dingue,  « ils » nous font  passer dans  un bus transformé en discothèque ! Musique disco à fond,  lumières, boule  à facettes,  squelette, danseuses….

           Le Lutin se vautrant lamentablement poursuivi par Ricounet et Ricounette  à  l'issu du 2e tour!

Et ce  n’est  pas fini ! Il faut franchir  un amas de  pneus puis se glisser dans des tubes posés sur le sol ! Même  à  l’armée,  je  n’ai pas fait cela ! 


Ma  petite femme  m’encourage ! Allez,  on continue  par escalader de grosses  bottes de  paille.  Voilà,  le  premier tour est achevé. Ceux qui  ont choisi  le  5 km s’arrêtent  là. Euh, moi ? 10 ? Ah,  une deuxième tour de  manège alors ! Le ravito  propose  bière  ou eau. Ce sera  eau  pour  moi ! Et  je repars  donc  pour  le second tour.


La  moitié du  peloton a  bâché à l’issue du  premier tour. Donc, cette seconde partie  verra  les  obstacles  plus faciles  à franchir du fait de  la  moindre affluence ! Quelques changements également,  on évitera le bassin de  l’immeuble et  l’escalade avec  la corde de  la  butte. Mais  la  boue est encore  plus présente,  le toboggan tout aussi glissant. Et tout au  long,  le regard  brillant des coureurs,  même ceux dont  le déguisement a déclaré forfait suite aux assauts de  la  boue et de  l’eau.


Que du  bonheur. J’en termine. Bien dans  ma  tête,  bien dans  mon corps (sauf  les genoux !!). Je  me régale  à  la perspective des derniers  obstacles. Cette fois,  je  négocie  mieux  la  piscine, 


les  mêmes encouragements du Coyote,  la  boite disco,  les  pneus avec  les encouragements des copains et  là, cata ! Voulant  glisser dans le tuyau,  je  plonge dedans  mais oubli de  baisser  mon… postérieur qui reste coincé  à l’entrée ! J’avais  bien besoin de ça devant  le Lutin, hilare ! Je  m’y reprends et cette fois, ça passe. Plus que  les  ballots de paille à escalader et  j’en termine ! Déjà !



En voilà un beau tour de  manège !

Braco  à toute  l’équipe des coyotes et  à la  municipalité d’Hérouville  pour l’énorme  investissement que représente  une telle épreuve ! Et  il faut savoir que  le jeune  maire  de cette commune de  20 000 habitants  a effectué  le  parcours de  5 km !

On se retrouve tous dans  la salle, tout émoustillés par  notre  périple ! Un brin de folie de temps en temps, cela fait vraiment du  bien !


 Rien que  pour  ça!!!

 

 

Riah50 en famille rigolard!!

 

les  photos non NCAP sont de  ma tendre épouse!

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Asparagus Acutifolius

Par Mustang - 20-04-2012 14:13:45 - 10 commentaires

 

 

De retour, en ce  printemps, dans cette  magnifique région qu'est  le  haut-pays de  l'Hérault, aux confins des Causses, nos hôtes  nous proposent  une balade dans les collines au-dessus du village de Fos.  Le temps est chagrin. Une ventasse venue du  nord rafraîchit  l'air. Le chemin  puis  une vague  piste nous conduisent dans  un bois touffu de chênes verts.


Voilà deux  générations, ces collines étaient couvertes de vignes et des  prairies occupaient le fond des vallons. Les  murs de  pierres sèches soutenant  les terrasses désormais abandonnées à la nature et  des  bergeries ruinées demeurent  les seules traces de cette activité  humaine  besogneuse.


Il est toujours surprenant de constater avec quelle rapidité  la  nature reconquiert  les territoires que  l'homme  lui abandonne.

Cependant, notre  balade a  un  objectif culinaire, comme quoi  l'homme a conservé son atavisme de chasseur-cueilleur! Là,  il s'agit de récolter des asparagus acutifolius, autement dit, des asperges sauvages. Certes, elles  n'ont rien  à voir avec  les asperges sarthoises mais cette recherche donne  un aspect  ludique  à  la  balade.


Mais c'est comme  pour  les champignons se cachant  sur  un sol feuillu de  la forêt, il faut exercer son  oeil  pour  les repérer.


Là, elles sortent de terre mais elles se  présentent également sous  la forme de  longues tiges dont seule  l'extrémité se doit d'être cueillie.



Pas évident de  les repérer dans  la végétation  luxuriante mais nos  hôtes savent  y faire!



De retour  à la  maison,  il faut trier  la récolte et  la  mettre en bottes.



Ce soir,  une  partie de  la récolte, les  pointes,  va  être consommée.  Les  bottes seront  congelées. Dans  un  premier temps,  il s 'agit de  faire  blanchir les asperges dans  l'eau  bouillante.


Puis de  les faire revenir à la  poêle.



C'est  presque  prêt! 

Ces asperges vont   accompagner des oeufs et un excellent boudin  noir local, coupé en tranches fines

  Les  oeufs au  nid - appellation locale


Et  je  ne dis rien du Faugères  2009 !


Pour  plus de renseignements, voir ce site:

http://www.algeriemesracines.com/loisirs/asperges-sauvages.php



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